Le métier d'ingénieur en pénurie

29/11/12 à 21:29 - Mise à jour à 21:29

Source: Trends-Tendances

Le Forem et la plate-forme IngénieursBelges.be (IB) dénoncent une "pénurie préoccupante" d'ingénieurs. Ils invitent la Belgique à repeupler ses écoles et à devenir "une référence internationale en matière de formation".

Le métier d'ingénieur en pénurie

© Thinkstock

"Nous voulons inciter les jeunes à choisir ce métier qui offre de nombreuses possibilités", explique Nori Manderlier, secrétaire générale de l'Union francophone des associations d'ingénieurs industriels de Belgique (UFIIB). "Ils ont souvent peur de se lancer dans ces études, réputées difficiles. Peut-être ont-ils aussi une mauvaise image de l'industrie."

Le Forem constate également que des ingénieurs diplômés et sans emploi ne se positionnent pas sur les offres disponibles, préférant se tourner vers d'autres secteurs, comme l'enseignement.

La pénurie d'ingénieurs en Belgique est estimée à entre 2.000 et 3.000 actuellement: 1.234 ingénieurs ont été diplômés en 2012 en Fédération Wallonie-Bruxelles, contre 1.700 il y a 15 ans. Le nombre d'inscriptions en première année d'études d'ingénieurs civils, bioingénieurs et ingénieurs industriels a néanmoins augmenté cette année, avec 2.830 étudiants inscrits (2.745 en 2011).

Bon nombre d'entre eux arrêtant leurs études en cours de route, cette croissance ne sera donc que légèrement visible d'ici quelques années.

Par ailleurs, la FABI, Fédération royale d'associations belges d'ingénieurs civils, d'ingénieurs agronomes et de bioingénieurs, membre d'IB, a réalisé une enquête qui démontre que les salaires des ingénieurs sont dispersés, reflétant la variété des métiers, des fonctions exercées et de la formation initiale. "L'affirmation que l'ingénieur moyen double son salaire en 10 ans est un mythe", constate la FABI. La rémunération brute standard a diminué de 10% en 10 ans pour les plus jeunes, parfois modérée par des avantages en nature.

Le salaire moyen d'un ingénieur, supérieur de 20% à celui de l'employé, évolue jusqu'à 60% de plus en fin de carrière. Il y a, selon la FABI, une corrélation très forte entre les rémunérations et la taille de l'entreprise.

Avec Belga

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