Le marché du travail belge en retard sur l'Allemagne

26/04/13 à 14:51 - Mise à jour à 14:51

Source: Trends-Tendances

Le marché du travail en Belgique accuse un sérieux retard sur celui de l'Allemagne, voilà la constatation d'une étude Tempo-Team réalisée, auprès de salariés et d'employeurs sur leurs besoins et leur vision de la réforme du marché du travail, dans les deux pays précités.

Le marché du travail belge en retard sur l'Allemagne

© Thinkstock

"Bien que la modernisation du marché du travail (en Belgique) ne cesse d'interpeller les partenaires sociaux et les politiques, les avancées sont minces. Or travailleurs et employeurs réclament des mesures énergiques", analyse Tempo-Team.

Les personnes interrogées estiment que les récentes réformes en matière d'activation des chômeurs sont insuffisantes. "Qu'il s'agisse de sanctions dures envers les chômeurs ou de mesures d'encadrement plus souples, travailleurs et patrons estiment qu'il est temps de prendre des mesures, portant par exemple sur les possibilités et les initiatives en matière de formation (obligatoire) et de stages pratiques ou l'augmentation de l'écart entre salaire minimum et allocation de chômage, voire la réduction accélérée des allocations de chômage au fil des mois", indique Tempo-Team.

Le travailleur licencié doit avant tout être encadré pour trouver un nouvel emploi. L'importance repose moins sur l'indemnité de licenciement que la remise au travail, estiment 59% des patrons et 55% des salariés de Belgique.

Selon l'étude, le fossé le plus important entre la Belgique et l'Allemagne concerne l'abaissement des charges pour l'emploi des travailleurs plus âgés, le relèvement de l'âge de la pension et l'allongement de la durée légale de la carrière.

Les salariés des deux pays refusent tout relèvement de l'âge de la retraite, mais acceptent d'inciter activement les entreprises et les salariés à demeurer actifs plus longtemps par le biais de subventions, d'abaissement des charges, de quotas et de mesures de recyclage.
Enfin, les patrons sont nettement plus favorables (55%) que les salariés (28%) à faire évoluer le salaire non plus en fonction de l'ancienneté, mais bien du mérite.

Cette étude a été menée en ligne au premier trimestre 2013 sur un échantillon représentatif composé de 550 salariés et 200 managers en ressources humaines belges et de 529 salariés et 200 managers en ressources humaines allemands.

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