Le CEO de bpost impute, lui, la responsabilité de l'échec aux Néerlandais

07/12/16 à 20:16 - Mise à jour à 20:18

Source: Belga

(Belga) Le CEO de bpost a estimé que la responsabilité de l'échec de la proposition de reprise de PostNL était imputable aux Néerlandais, prenant le contre-pied exact de la position de la direction de l'entreprise postale d'outre-Moerdijk. Celle-ci n'a pas voulu évoquer le contenu et l'ingérence du pouvoir politique néerlandais était invisible, grogne ainsi Koen Van Gerven.

Pour le dirigeant de bpost, la raison pour laquelle la tentative de reprise s'est soldée par un échec n'est pas claire. "Nous avons proposé à plusieurs reprises de retirer le débat de la place publique et de parler des vrais problèmes, loin des sentiments et du tapage", explique-t-il. "La place publique n'est pas le lieu où une telle transaction doit être discutée." Si ce débat a été mené comme il l'a été, c'est dû, selon Koen Van Gerven, à une "regrettable fuite aux Pays-Bas". Il fait ici référence à un document de travail interne et confidentiel qui a abouti jusqu'au quotidien néerlandais Het Financieele Dagblad. "Nous avons mis à la porte la société qui en est responsable." Mais, poursuit le CEO, les tentatives de ramener les discussions à huis clos ont ensuite échoué. "Je ne peux me défaire de l'idée qu'ils avaient un intérêt à garder cela public", confie-t-il, ajoutant que PostNL et le politique ont joué un jeu permettant de ne pas s'intéresser au contenu de la proposition de bpost. Koen Van Gerven fustige en effet l'attitude du pouvoir politique aux Pays-Bas. "Du côté belge, l'Etat s'est montré rationnel, tout comme chacun des autres actionnaires, et est resté en dehors du débat. Nous n'avons sur ce point aucune leçon à recevoir des Néerlandais. J'ai perçu, durant cette période, plus d'ingérence de leur part que durant toute ma carrière en Belgique." Plusieurs actionnaires mécontents de PostNL envisageraient de demander une assemblée générale extraordinaire et d'ainsi forcer une reprise. "Un tel processus prend beaucoup de temps. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire mais j'ai maintenant indiqué que je prenais mes distances et que je ne pouvais continuer à y investir de mon temps", répond le CEO de bpost, laissant à ces actionnaires le choix de poursuivre ou non leur démarche. L'entreprise postale belge avait déjà exclu une offre de reprise hostile. Elle répète une nouvelle fois cette position. "Si une proposition amicale est déjà si difficile, cela n'a aucun sens. Les Pays-Bas ont mis en place des constructions de protection efficaces autour de leurs entreprises. Nous n'allons pas y consacrer notre temps." (Belga)

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