La pression sociale fait dépenser toujours plus d'argent en fin d'année

07/12/17 à 10:24 - Mise à jour à 10:26

Source: Belga

(Belga) La pression sociale pousse toujours plus les gens à consentir des dépenses importantes, alors que la période novembre-décembre est le point culminant de la "fièvre acheteuse" en Belgique, ressort-il jeudi d'une étude de l'entreprise de gestion de créances Intrum Justitia sur le comportement de paiement du consommateur belge. Un quart des personnes sondées en sont conscientes et savent aussi qu'un retour de bâton se produira en janvier, mais elles le font quand même. Seulement 37% des Belges croient par ailleurs que leur situation financière s'améliorera en 2018.

La période des fêtes de fin d'année provoque une période de "stress de consommation" supplémentaire car beaucoup ne peuvent pas résister à la pression (sociale) qui les incite à succomber à la surenchère de petits cadeaux pour la Saint-Nicolas, Noël et le Nouvel An, explique Intrum Justitia, qui s'appuie sur une étude européenne sur le comportement des consommateurs. Si 25% des répondants en sont conscients et savent qu'un retour de bâton se produira en janvier, ils le font quand même. Ils pointent deux raisons pour cela: souscrire un crédit ou un prêt est désormais possible partout (institutions bancaires, via Internet, dans les grandes surfaces, les magasins d'électroménager, etc) et les achats en ligne sont très accessibles. Quelque 54% des sondés indiquent concevoir que les achats en ligne sont "potentiellement dangereux", mais la pression sociale et "le droit d'acheter des cadeaux en guise de consolation" l'emportent sur toute autre considération. Acheter à crédit coûte cependant aussi de l'argent, rappelle Intrum. Au total, 31% de la population achèteront plus cette année qu'en 2016. Enfin, seuls 37% des Belges croient que leur situation financière personnelle globale va s'améliorer, tandis que 25% pensent qu'il n'en sera rien. À titre comparatif, la Belgique est à cet égard 23e sur 24 pays. Seuls les Français sont encore plus inquiets. Les Espagnols (63%) et les Autrichiens (61%) sont les plus optimistes des Européens. (Belga)

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