La perte nette de Malaysia Airlines a quasiment doublé

28/08/14 à 16:48 - Mise à jour à 16:48

Source: Trends-Tendances

Malaysia Airlines, aux prises avec de graves difficultés commerciales et opérationnelles, a vu ses pertes quasiment doubler au deuxième trimestre après la disparition du vol MH370 qui a entraîné une chute des réservations.

La perte nette de Malaysia Airlines a quasiment doublé

© Belga

La compagnie malaisienne a fait état jeudi d'une perte nette de 305 millions de ringgits (73 millions d'euros) sur la période avril-juin, suivant la disparition le 8 mars d'un Boeing assurant la liaison Kuala Lumpur - Pékin avec 239 passagers et membres d'équipage. Il s'agit de la 6è perte trimestrielle consécutive pour la compagnie qui avait essuyé une perte nette de 175 millions de ringgits lors de la période correspondante de 2013. "L'impact de la catastrophe du MH370 et l'accroissement de la concurrence" ont entraîné une baisse de 6,7% des réservations, a expliqué Malaysia dans son rapport intermédiaire, en prévenant que les résultats des six derniers mois de l'exercice seraient encore plus mauvais.

"L'impact financier complet de la double tragédie du MH370 et MH17 devrait se faire sentir lors du second semestre de cette année, avec une chute moyenne de 33% des réservations hebdomadaires observée immédiatement après l'incident, et l'annulation de nombreux vols", a précisé Malaysia Airlines.

La compagnie de ce petit pays d'Asie du sud-est, qui avait avant cette année une bonne réputation en matière de sécurité, s'est retrouvée au bord du précipice après la disparition inexpliquée du vol MH370 et le crash d'un autre appareil avec 298 personnes à bord, abattu par un missile le 17 juillet (vol MH17) au-dessus de l'Ukraine, alors qu'il survolait un territoire contrôlé par des séparatistes pro-russes.

Malaysia Airlines souffrait néanmoins avant ces catastrophes de l'intensification de la concurrence régionale, en particulier de l'essor des compagnies low cost. Près de 200 personnels de cabine ont quitté spontanément la compagnie ces derniers mois, leur syndicat expliquant que stewards et hôtesses "avaient maintenant peur de voler".

En savoir plus sur:

Nos partenaires