La nouvelle foire à l'importation de Shanghai convoite les entreprises belges

16/03/18 à 15:48 - Mise à jour à 15:48

Source: Belga

Les organisateurs de la première foire d'importation de Shanghai sont venus présenter l'événement à Bruxelles, vendredi, et tentent de convaincre les entreprises belges d'y prendre part. Le salon avait été annoncé en mai 2017 par le président chinois Xi Jinping en vue de donner une image d'ouverture à son économie.

La nouvelle foire à l'importation de Shanghai convoite les entreprises belges

© AFP

L'expo de Shanghai se tiendra du 5 au 10 novembre 2018 pour permettre aux officiels, entreprises et acheteurs "d'explorer le marché chinois", selon ses promoteurs. Ce rendez-vous est organisé par la célèbre Foire de Canton qui se tient deux fois par an et s'est imposée depuis 1957 comme la fenêtre sur l'import-export chinois.

"On peut penser que ce nouvel événement sera davantage destiné aux exportations chinoises et que leurs produits nous envahissent, mais ce n'est pas vrai. C'est aussi une opportunité pour les entreprises belges de promouvoir et vendre leurs produits", a déclaré devant l'assemblée Bernard Dewit, président de la chambre de commerce belgo-chinoise (BCECC).

La Chine est la seconde économie mondiale et le deuxième importateur. La Belgique et son tissu de PME, axés sur l'exportation, peuvent y trouver des possibilités, selon M. Dewit, qui pointe particulièrement les secteurs des services, de l'industrie, des hautes technologies et des biotech.

Née de la volonté du président chinois, la China International Import Expo sera surtout importante en termes d'image. Les entreprises étrangères déjà présentes sur le marché chinois y participeront pour des raisons davantage politiques, tandis que le potentiel d'un tel événement pour les nouveaux acteurs reste à démonter, dit-on en coulisses.

Il n'y aura d'ailleurs probablement pas de pavillon belge parmi les stands, même si le ministre Denis Ducarme (MR), en charge notamment des PME et des Indépendants, sera présent.

Venu assister à la présentation, le secteur de l'horeca bruxellois se tâte encore: "Nous sommes en train d'analyser les retombées possibles d'un tel salon. De nombreux touristes chinois s'apprêtent à venir en Europe dans les prochaines années. Il faut se préparer à les recevoir", explique Yvan Roque, président de la Fédération Horeca Bruxelles. Jusqu'ici, les touristes chinois passent par la capitale de l'Europe sans y loger, lui préférant la France, les Pays-Bas, la Suisse ou l'Italie. Or, pour vendre Bruxelles aux Chinois, il faut se rendre sur place, souligne M. Roque.

"Il faut pouvoir proposer le bon produit adapté au marché chinois", note Bernard Dewit. Un avis partagé par Johan Verstraeten, vice-président du conseil d'administration de Picanol, spécialisé dans les machines et les technologies pour l'industrie textile. Le groupe est présent depuis plus de 50 ans dans l'empire du milieu. L'homme livre quelques conseils aux candidats fournisseurs de l'économie chinoise: "Bien définir son produit; avoir un bon traducteur qui livre toutes les nuances de la langue; ne jamais refuser un lunch ou un dîner; et prendre le temps de tisser des liens commerciaux."

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