La mobilité des travailleurs au plus bas en Belgique

22/03/16 à 06:35 - Mise à jour à 06:35

Source: Belga

(Belga) La mobilité sur le marché du travail en Belgique semble paralysée, seuls 16% des travailleurs ayant changé d'employeur (volontairement ou non) en 2015, ressort-il des résultats de l'étude annuelle de Securex sur la rotation du personnel entre organisations en Belgique. "Depuis 2007, la rotation du personnel n'a jamais été aussi faible", précise le prestataire de services en ressources humaines.

La mobilité des travailleurs au plus bas en Belgique

La mobilité des travailleurs au plus bas en Belgique © BELGA

Entre 2010 et 2014, la rotation involontaire a légèrement augmenté, mais, en 2015, la tendance s'est inversée, poursuit Securex selon qui seuls 10,68% des travailleurs ont quitté leur employeur involontairement en 2015, soit un quart de moins qu'en 2014. Dans plus de six cas de rotation involontaire sur 10, il s'agit de la fin d'un contrat temporaire. Dans les autres cas, il s'agit, entre autres, de ruptures de contrat, de préavis donnés par l'employeur ou de motif grave. Parallèlement, la rotation volontaire a elle aussi continué de baisser et ce, depuis 2011. En 2015, seuls 5% des travailleurs ont quitté leur organisation de leur propre initiative, éventuellement pour cause de démission ou parce que l'employeur n'a pas voulu répondre à leur demande d'adaptation des conditions de travail ou encore pour cause de fin de contrat de commun accord. En 2013, ils étaient 7,01% dans le cas et encore 6,62% en 2014. "L'une des raisons contribuant à la baisse de la rotation du personnel est le nombre de personnes de plus de 50 ans, actives sur le marché du travail, qui augmente proportionnellement chaque année", estime Securex. "La rotation dépend, en effet, étroitement de l'âge d'un travailleur. Et souvent, l'âge va de pair avec l'ancienneté acquise ou le nombre d'années de service effectué. Plus un travailleur vieillit, plus il a de l'ancienneté et moins vite il quittera son employeur de son plein gré", ajoute-t-il enfin. Les chiffres avancés par Securex se basent sur un échantillon de 47.646 travailleurs belges du secteur privé. (Belga)

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