La grève se poursuit dans l'entreprise One Fleet Services

10/02/14 à 16:53 - Mise à jour à 16:53

Source: Trends-Tendances

La grève spontanée qui a éclaté mercredi dernier au sein de l'entreprise One Fleet Services, chargée du nettoyage d'avions sur le site de Brussels Airport, se poursuit ce lundi. One Fleet Services nettoie des avions en sous-traitance pour Aviapartner.

La grève se poursuit dans l'entreprise One Fleet Services

© Image Globe

Depuis le début de la grève, le travail de nettoyage est notamment assuré par des cadres d'Aviapartner. Dans un communiqué, le SETCa au sein d'Aviapartner, tout en manifestant son soutien aux travailleurs d'One Fleet Services, exige l'arrêt immédiat de cette pratique sous peine de mener des actions.

La grève chez One Fleet Services est due entre autres à l'instauration depuis le début de l'année de mesures de chômage économique qui affectent chaque jour 25 des 80 travailleurs. "Comme l'entreprise perd de l'argent avec ce contrat, les véhicules doivent soudain être nettoyés dans le même laps de temps avec beaucoup moins de personnel, ce qui n'est pas faisable en pratique. Et alors que d'autres travailleurs perdent de l'argent en raison du chômage économique", explique Dominique Fervaille, permanente syndicale FGTB.

La responsable syndicale pointe également une série de problèmes qui sont présents depuis des mois dans l'entreprise, comme des erreurs dans les fiches de paie, un manque de matériel, comme l'absence de gants pour effectuer les opérations de nettoyage ou le fait que les travailleurs ne disposent plus, depuis peu, d'un local pour se restaurer ou se doucher. "Nous avons laissé l'Inspection du bien-être au travail faire les constatations nécessaires et avons aussi informé l'ONEM", poursuit Dominique Fervaille. Une première concertation n'a rien donné vendredi. Une réunion de conciliation est prévue mercredi.

Selon la Centrale générale de la FGTB, les travailleurs manifestent dans le hall de départ de l'aéroport de Bruxelles National. "Aucun retard n'est à craindre pour les voyageurs, ceux-ci sont juste invités à accepter une serviette que les travailleurs leur remettent pour le cas où leur tablette serait trop sale", précise le syndicat.

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