La directrice du FMI appelle à une meilleure quantification de la corruption

18/09/17 à 15:26 - Mise à jour à 15:27

Source: Belga

(Belga) De plus en plus de pays membres du Fonds monétaire international (FMI) s'accordent à dire que la corruption est un problème macro-économique sérieux dans de nombreux pays, a déclaré la directrice de l'institution, appelant à une meilleure quantification du phénomène.

"Il est clair que la corruption systématique compromet la capacité des Etats à générer de la croissance et à sortir la population de la pauvreté", a déclaré Christine Largarde, lors d'un discours devant la Brookings Institution à Washington. "C'est une force corrosive qui nuit à la vitalité des entreprises et freine le potentiel économique", a-t-elle ajouté. A eux seuls, les pots-de-vin versés chaque année sur le globe totalisent entre 1.500 à 2.000 milliards de dollars, soit environ 2% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Les 189 pays membres du FMI pourraient tirer profit d'une meilleure appréciation de l'impact économique de la corruption. "Pour ce faire, de nouvelles méthodologies sont nécessaires pour mieux quantifier et analyser le problème", a-t-elle ajouté. Mme Lagarde a toutefois reconnu que dans la mesure où la corruption est souvent cachée, les nouvelles politiques peuvent prendre des années avant d'être efficaces. Bien que certains gouvernements envisagent la corruption comme un problème politique et non économique, "ce n'est pas une raison pour ne pas aller de l'avant", a-t-elle enfin ajouté. (Belga)

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