La croissance chinoise a ralenti à 6,9% en 2015, au plus bas depuis 25 ans

19/01/16 à 04:47 - Mise à jour à 04:47

Source: Belga

(Belga) La croissance économique chinoise a ralenti à 6,9% en 2015, au plus bas niveau depuis un quart de siècle, a annoncé mardi le gouvernement, confirmant l'essoufflement persistant de l'activité malgré l'essor du secteur des services qui, pour la première fois, représentait l'an dernier plus de la moitié du PIB.

Le chiffre officiel du Bureau national des statistiques (BNS) pour l'an dernier correspond à la prévision médiane des analystes sondés par l'AFP, et s'établit bien en-deçà de la croissance de 7,3% enregistrée en 2014. Pékin manque ainsi son objectif affiché de 7% pour l'année 2015. Témoin d'une conjoncture toujours terne, la deuxième économie mondiale a trébuché au quatrième trimestre. Sur les trois derniers mois de 2015, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 6,8% sur un an, ralentissant par rapport au trimestre précédent mais en ligne avec ce qu'anticipaient en moyenne les 18 experts sondés par l'AFP. L'agence Bloomberg avait fait état d'une prévision plus optimiste d'une stabilisation à +6,9%. Des chiffres scrutés de près: même affaibli, le géant asiatique reste l'un des principaux moteurs de la croissance planétaire, l'acteur majeur du commerce international et un colossal consommateur de matières premières. Signe de cette anxiété, les Bourses mondiales avaient décroché début janvier suite aux soubresauts des places chinoises. Au fil de 2015, les indicateurs sont restés largement dans le rouge: contraction de l'activité manufacturière, refroidissement de l'immobilier, plongeon du commerce extérieur. Pékin vante "la nouvelle normalité" d'une croissance amoindrie mais plus durable, fruit de ses efforts pour rééquilibrer son modèle économique vers la consommation intérieure, l'innovation et les services, au détriment des industries lourdes, des investissements dopés par l'endettement et des exportations. Le secteur des services a d'ailleurs constitué 50,5% du PIB en 2015, représentant plus de la moitié de l'économie pour la première année, selon l'agence Chine nouvelle. Les investissements en capital fixe, reflétant notamment les dépenses dans les infrastructures, ont pour leur part gonflé de 10% en 2015, moins que la prévision du marché (10,2%) et marquant un fort ralentissement. (Belga)

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