La Belgique respecte le seuil européen de particules fines pour la 2e année consécutive

22/12/16 à 13:54 - Mise à jour à 14:00

Source: Belga

(Belga) La norme européenne pour les particules fines a été respectée dans tous les points de mesure en Belgique cette année, tout comme en 2015. "C'est plus qu'une coïncidence. On peut vraiment parler d'une amélioration structurelle", a indiqué Frans Fierens, directeur administratif de la Cellule interrégionale pour l'environnement (Celine).

La Belgique respecte le seuil européen de particules fines pour la 2e année consécutive

La Belgique respecte le seuil européen de particules fines pour la 2e année consécutive © BELGA

La norme européenne a été instaurée en 2005. Elle stipule que pour chaque station de mesure, le seuil quotidien de 50 microgrammes de particules fines par mètre cube d'air ne peut être dépassé que 35 jours par an maximum. Le point de mesure qui s'en rapproche le plus en 2016 est celui de Roulers qui en est à 30 dépassements. "Mais il y a peu de chances que la norme soit dépassée. Des conditions météorologiques favorables sont attendues dans les prochains jours", analyse M. Fierens. La Flandre et Bruxelles ont respecté la norme pour la troisième année de rang alors qu'en Wallonie, il y avait encore un dépassement de la norme européenne en un endroit (Engis, province de Liège) en 2014. Tout était au vert par contre en 2015 dans le sud du pays. Frans Fierens reconnaît que les conditions climatiques étaient assez bonnes ces dernières années mais est convaincu qu'on peut également pointer "une amélioration structurelle de la qualité de l'air". "On doit cela à une combinaison de politiques locale, régionale et européenne, avec des mesures décidées dans tous les secteurs, comme l'agriculture, l'industrie, le transport et le logement", a-t-il ajouté. Il nuance ce bulletin positif en précisant que la norme européenne est moins sévère que les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la santé. Le dioxyde d'azote (NO2) constitue en outre un problème. Les concentrations baissent moins rapidement que prévu. Selon le directeur, cela s'explique par les émissions des véhicules roulant au diesel, qui représentent les plus grandes sources de NO2. "Si les émissions NO2 avaient baissé aussi rapidement qu'on l'avait annoncé sur papier, la situation aurait été beaucoup moins problématique", explique l'expert. Mais depuis le scandale des moteurs truqués, il est désormais clair que les voitures au diesel sont plus polluantes dans la réalité qu'en catalogue. (Belga)

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