L'Institut pour un Développement Durable publie un indicateur de précarité wallon

01/02/17 à 10:38 - Mise à jour à 10:39

Source: Belga

(Belga) "L'indicateur européen de risque de pauvreté - l'étalon le plus utilisé aujourd'hui - est de moins en moins pertinent. Ses résultats semblent ne plus correspondre au vécu sur le terrain et à d'autres observations", relève mercredi Philippe Defeyt, chercheur à l'Institut pour un Développement Durable. L'ex-président Ecolo du CPAS de Namur lance un nouvel indicateur de précarité socio-économique pour la Wallonie.

Selon l'IDD, l'indicateur de précarité est passé de 100 à 120 entre 1999, année de référence, à 2015. Celui-ci a évolué en trois phases: montée assez soutenue entre 1999 et 2006 (+16%), une modeste contraction entre 2006 et 2008 et, depuis 2008, une augmentation de 6,6% (avec un très léger recul en 2011). L'indicateur de précarité des jeunes reste tendanciellement stable (-1%) tandis qu'il augmente très fortement chez les 50-64 ans (+44%). Il augmente plus vite chez les hommes (+23%) que chez les femmes (+18%). Par ailleurs, la précarité sociodémographique a augmenté plus vite (+28%) que l'indicateur de précarité socio-économique (+14%). Cet instrument de mesure se base sur six indicateurs. Les deux indicateurs de précarité sociodémographique sont la proportion de personnes vivant seules et la proportion de parents seuls. Les quatre indicateurs socio-économiques choisis sont la proportion de demandeurs d'emploi inoccupés, la proportion de bénéficiaires du revenu d'intégration (RIS), la proportion d'invalides (au sens de la législation de l'INAMI) et la proportion de travailleurs en contrat à durée déterminée. Selon l'indicateur européen de risque de pauvreté, 21,1% de la population belge était en risque de pauvreté ou d'exclusion en 2015 (20,8% en 2008). (Belga)

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