L'entreprise biotechnologique Fujirebio se sépare d'un quart de son personnel

04/04/14 à 14:08 - Mise à jour à 14:08

Source: Trends-Tendances

L'entreprise biotechnologique Fujirebio a fait part, vendredi, de son intention de restructurer ses activités, ce qui pourrait se traduire par la perte de 45 emplois sur 181 à Gand.

L'entreprise biotechnologique Fujirebio se sépare d'un quart de son personnel

© PG

La direction a évoqué des ventes de nouveaux produits en baisse et une réduction rapide des rentrées issues des produits Innogenetics, selon le syndicat socialiste.

La restructuration menace concrètement 44 employés et un ouvrier. Les licenciements concernent plusieurs départements de l'entreprise: ventes, recherche, contrôle qualité, opérations globales et services généraux.

Les syndicats ne sont pas surpris. Plusieurs cadres avaient été remerciés pour ne pas avoir atteint les objectifs fixés durant les derniers mois et ils n'ont pas été remplacés, indique-t-on.

"Une organisation plus efficace est nécessaire", a justifié Christiaan De Wilde, administrateur délégué de Fujirebio Europe. "L'entreprise fait face à une forte concurrence, dans un marché où la réduction du soutien des autorités aux soins de santé oblige les sociétés à optimaliser leur organisation. Ce genre de décision est toujours douloureuse. Dans les semaines à venir, nous travaillerons en étroite collaboration avec les syndicats afin de parvenir à un accord collectif respectueux", a-t-il ajouté.

Fondé il y a plus de 60 ans au Japon, Fujirebio est spécialisé dans les tests in vitro. Le groupe, filiale de Miraca Holdings, emploie plus de 1.100 travailleurs en Asie, en Amérique et en Europe.

En 2010, Innogenetics avait été repris à Abott, qui avait acquis l'entreprise lors de la reprise de la branche pharma de Solvay. L'entreprise située à Gand avait été rebaptisée Fujirebio Europe en octobre dernier.

L'ancien Innogenetics avait enregistré une croissance importante grâce à ses recherches sur les maladies infectieuses (comme le VIH et l'hépatite C) et la maladie d'Alzheimer. Les tests développés par l'entreprise ont été intégrés dans le Lumipulse G1200 de Fujirebio, une machine commercialisée en Europe qui permet l'automatisation des analyses d'échantillons de sang.

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