"L'Enron indien", une escroquerie géante à 2,25 milliards de dollars

09/04/15 à 12:00 - Mise à jour à 12:00

Source: Belga

L'ancien patron du groupe informatique indien Satyam et ses proches ont été reconnus coupables par un tribunal pour une escroquerie comptable géante de 2,25 milliards de dollars (2 milliards d'euros), scandale surnommé "l'Enron indien" qui avait éclaté en 2009.

"L'Enron indien", une escroquerie géante à 2,25 milliards de dollars

Byrraju Ramalinga Raju, ex-patron du groupe informatique indien Satyam. © EPA

Un tribunal d'Hyderabad a jugé que Byrraju Ramalinga Raju, son frère et huit autres personnes avaient maquillé les comptes du groupes Satyam, un scandale qui avait secoué le secteur des services informatiques indien alors en plein boom. "Tous les accusés ont été reconnus coupables de pratiquement toutes les infractions", a déclaré le procureur K. Surender aux journalistes à l'extérieur du tribunal. Leur peine doit être prononcée lors d'une prochaine audience.

Raju risque la perpétuité, ayant été reconnu coupable d'association de malfaiteurs et d'atteinte à la confiance du public et l'accusation avait évalué les pertes pour les investisseurs à 140 milliards de roupies (2,25 milliards USD).

En démissionnant le 7 janvier 2009, le fondateur et président du quatrième groupe local de logiciels et services informatiques, B. Ramalinga Raju avait révélé avoir falsifié les bilans de Satyam et fait artificiellement gonfler les bénéfices de plus d'un milliard de dollars (plus de 923 millions d'euros) sur plusieurs exercices.

En avril 2009, la filiale informatique du conglomérat industriel indien Mahindra and Mahindra avait acquis une part stratégique de Satyam (42%), alors au bord de la faillite. Mahindra avait annoncé le rachat complet en mars 2012.

Dans une lettre-confession aux actionnaires en 2009, Raju avait dit: "mon inquiétude était que les mauvaises performances n'aboutissent à un rachat". Diriger cette entreprise "c'était comme monter un tigre sans savoir comme en descendre sans être dévoré", écrivait-il.

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