L'année 2015, marquée par un échec, s'achève sur une perte pour Electrolux

28/01/16 à 13:57 - Mise à jour à 13:56

Source: Belga

Le fabricant d'électroménager suédois a annoncé jeudi avoir achevé par un trimestre de pertes nettes une année 2015 marquée par l'échec de l'acquisition du gros électroménager de l'américain General Electric.

L'année 2015, marquée par un échec, s'achève sur une perte pour Electrolux

© REUTERS

Le bénéfice net de l'année s'est contracté de 30% à 1,57 milliard de couronnes (169 millions d'euros), et au quatrième trimestre la perte a été de 394 millions de couronnes, contre un bénéfice de 969 millions un an auparavant.

Electrolux a dû renoncer en décembre à son projet de reprise des "produits blancs" de GE, en raison de l'opposition des autorités américaines de la concurrence.

Si l'incidence financière de cet abandon a été faible, cela reste un revers grave pour la stratégie de tout un groupe qui avait investi une énergie considérable en vue d'absorber ce concurrent.

L'essentiel du coût a été reporté sur ce quatrième trimestre, avec une charge de 1,66 milliard de couronnes qui a plongé les comptes dans le rouge.

"Même si nous sommes déçus que l'acquisition n'aboutisse pas, nous sommes convaincus qu'Electrolux a des capacités solides pour continuer à croître", a commenté le directeur général, l'Américain Keith McLoughlin, qui doit céder sa place au Suédois Jonas Samuelsson lundi et a nommé de nouveaux patrons pour l'Europe et l'Amérique du Nord.

Le chiffre d'affaires a progressé de 10% sur l'année, à 123,5 milliards de couronnes (13,3 milliards d'euros). Mais cette croissance a chuté à 1% lors du seul quatrième trimestre, à 31,4 milliards de couronnes, à cause de l'Amérique latine (au Brésil surtout) et de l'Asie-Pacifique.

En Europe, la chute de la demande en Russie a complètement effacé une croissance de 3% en Europe de l'Ouest, Electrolux notant une conjoncture "particulièrement forte dans les pays nordiques, en Espagne et au Royaume-Uni".

Au niveau mondial, "nous prévoyons que le marché continuera d'être solide en 2016 et tablons sur une hausse de la demande d'électroménager de 3 à 4%", a-t-il affirmé.

En savoir plus sur:

Nos partenaires