L'action Mitsubishi poursuit sa descente aux enfers

22/04/16 à 11:55 - Mise à jour à 11:54

Source: Afp

L'action du constructeur japonais d'automobiles Mitsubishi Motors, aux prises avec un scandale de fraude, a plongé de plus de 13% vendredi à la Bourse de Tokyo où elle a perdu plus de 40% en trois jours.

L'action Mitsubishi poursuit sa descente aux enfers

© Reuters

Le titre a affiché un recul de 79 yens (-13,55%) à l'issue des échanges, à 504 yens. Il avait lâché 15% mercredi et 20% jeudi, une série négative d'une ampleur inédite depuis l'introduction en Bourse du groupe en 1988, selon l'agence Bloomberg.

Mitsubishi Motors a avoué avoir manipulé des tests pour améliorer les performances énergétiques de quatre modèles de véhicules vendus au Japon. Pour l'heure, 625.000 mini-voitures sont concernées, mais d'autres modèles, vendus au Japon et à l'étranger, pourraient être touchés.

Le ministère des Transports poursuivait vendredi ses perquisitions dans un Centre technique du constructeur japonais dans la préfecture d'Aichi (centre), a indiqué un fonctionnaire à l'AFP.

"Je ne peux pas m'empêcher d'avoir des doutes sur l'attitude de la compagnie s'agissant du respect de la loi, c'est extrêmement regrettable", a déclaré le ministre Keiichi Ishii à la presse, en référence à un précédent scandale de camouflage des défauts au début des années 2000.

Les autorités envisagent par ailleurs de revoir les méthodes de tests afin de regagner la "confiance" des consommateurs.

Parmi les automobiles en cause, les trois quarts étaient fabriquées pour son compatriote Nissan. C'est d'ailleurs lui qui a découvert les divergences entre les mesures constatées et celles fournies.

A l'image du cas Volkswagen, "les dommages seront importants", a averti le patron de Mitsubishi Motors, Tetsuro Aikawa. Outre l'inévitable impact sur sa réputation, la société japonaise se prépare à subir des coûts conséquents: elle devra probablement verser des compensations financières à ses clients ainsi qu'à Nissan, des indemnités à d'éventuels plaignants et s'expose aussi à des pénalités de la part du gouvernement.

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