Investir à l'étranger, mais en contournant si possible les risques de terrorisme

10/06/13 à 15:02 - Mise à jour à 15:02

Source: Trends-Tendances

La 10e carte annuelle du terrorisme et de la violence politique d'Aon veut donner un éclairage aux investisseurs quant à l'indice de risque concernant la stabilité des pays.

Investir à l'étranger, mais en contournant si possible les risques de terrorisme

Après la carte des risques politiques, destinée à informer les entreprises désireuses d'investir à l'étranger, AON, gestionnaire de risques et courtier en assurances, présente une carte des risques de terrorisme et de violences politiques pour la 10e année.

Mais qu'on s'entende bien sur la définition de "risque terroriste et de la violence politique". Pour la réalisation de sa carte interactive, AON a identifié et mesuré trois risques :

Le terrorisme et le sabotage Les grèves, émeutes et autres agitations pouvant entraîner des dommages aux biens des entreprises Les insurrections, révolutions, coups d'Etat et rébellions pouvant mener jusqu'à la guerre civile

Et le constat peut éventuellement donner des sueurs froides à plus d'un investisseur, car 44% des pays mesurés présentent un risque identifiable d'attaques terroristes... C'est notamment le cas pour l'Afghanistan, l'Inde, l'Iraq ou encore le Nigeria et le Pakistan. Pire, 11 pays, dont l'Argentine, l'Egypte et la Jordanie, présentent un niveau de risques accrus.

Il est clair que les suites du Printemps arabe continuent de peser sur les Moyen-Orient en ce qui concerne les risques terroristes. 65% de ses pays récoltent des scores de niveaux de risques élevés ou graves. Si on y ajoute l'Afrique du Nord, la proportion de pays présentant un danger de terrorisme ou de sabotage s'élève alors à 85%.

Le but d'AON en publiant cette carte est d'offrir des renseignements fondés sur des faits afin d'informer les entreprises sur les risques existants. L'occasion de lancer une expansion à l'étranger ou... de la postposer à plus tard en toute connaissance de cause.

Mais AON tient quand même à rassurer : sur 200 pays et territoires analysés, 19 présentent une amélioration au niveau du risque terroriste et de la violence politique, notamment la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

En savoir plus sur:

Nos partenaires