Inflation, notionnels, indexation : Agoria broie du noir pour 2012

19/01/12 à 15:38 - Mise à jour à 15:38

Source: Trends-Tendances

Après la forte croissance de 11,6 % en 2011, Agoria prévoit une croissance nulle pour 2012 dans ses secteurs, avec un taux d'emploi stable malgré la crise. La fédération technologique énumère ses craintes pour l'année qui débute... et avance ses solutions.

Inflation, notionnels, indexation : Agoria broie du noir pour 2012

"L'inflation élevée et l'indexation dans notre pays, la crainte de nouvelles taxes et l'accroissement de l'impôt des sociétés provoqué par la diminution de la déduction des intérêts notionnels constituent les principales préoccupations des entreprises technologiques pour 2012, énumère Paul Soete, CEO d'Agoria. Eviter de nouvelles charges et dompter l'inflation doivent être les premières priorités de notre nouveau gouvernement."

"Les entreprises technologiques sont victimes d'une crise qu'elles n'ont pas provoquées !"

Les entreprises technologiques ne sont pas la cause de la dégradation de la situation sur les marchés financiers et de la tension grandissante entourant les dettes publiques. Elles continuent d'entreprendre, d'investir et d'innover.

"Malheureusement, les entreprises technologiques sont confrontées aux conséquences de la crise de la dette", prévient encore Paul Soete. En raison de l'affaiblissement de la confiance des chefs d'entreprise et des charges plus lourdes imposées par les autorités, la croissance dans l'industrie technologique s'est interrompue depuis l'éclatement de la crise de la dette. Ainsi les entreprises technologique sont-elles pour la deuxième fois, après la crise de 2008, les victimes d'une crise dont elles ne sont pas à l'origine."

Les solutions d'Agoria pour éviter le pire en 2012

"Agoria attend du nouveau gouvernement fédéral que, dans ses efforts visant à réduire le déficit public, il évite d'imposer de nouvelles charges car elles pourraient aggraver le ralentissement de la croissance", prévient Paul Soete. Suite à la diminution de la déduction des intérêts notionnels, l'impôt des sociétés d'une entreprise technologique moyenne augmentera d'ailleurs de 13 % en 2012, précise au passage Agoria.

La maîtrise de l'inflation doit également figurer en haut de la liste des priorités du nouveau ministre de l'Economie. "L'écart d'inflation avec l'Allemagne s'élevait en 2011 à plus de 1 %. Couplé à l'indexation des salaires, il provoque un handicap des coûts salariaux plus important avec nos voisins allemands. Pour 2012, nous prévoyons une hausse de nos coûts salariaux de 3,7 %, ce qui est nettement plus élevé qu'en Allemagne." Si tant les coûts salariaux que la pression fiscale s'accroissent, la rentabilité et la croissance future seront sous pression, assure la fédération technologique.

Attention à l'emploi dans les secteurs technologiques

Trouver les bons collaborateurs pour les postes vacants demeure problématique, même en ces temps difficiles d'un point de vue économique, et freine le développement de nouvelles activités.

L'industrie technologique est toujours confrontée à une pénurie structurelle de main-d'oeuvre, ingénieurs, professionnels des TIC et personnel technique. "Si les postes vacants ne parviennent pas à être occupés, un certain nombre d'activités devront se faire à l'étranger et la croissance économique dans notre pays en pâtira, conclut Agoria. C'est à juste titre que le gouvernement fédéral mise sur un taux d'emploi plus élevé, mais l'accroissement de la pression fiscale sur les actifs et les travailleurs très qualifiés exercent un effet démotivant."

Trends.be

Nos partenaires