Grève Ryanair: le gouvernement espagnol imposera un service minimum

20/07/18 à 12:30 - Mise à jour à 12:31

Source: Belga

(Belga) Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu'il imposerait un service minimum à Ryanair lors de la grève du personnel de cabine des 25 et 26 juillet, qui a poussé la compagnie à annuler 600 vols en Europe, dont 400 en Espagne.

"Le ministère de l'Equipement établit des services minimum pour la grève des personnels de cabine de Ryanair", indique-t-il dans un communiqué, soulignant que cette obligation "affecte le personnel légalement convoqué à la grève dans les bases espagnoles de la compagnie". Le gouvernement exige que Ryanair garantisse en Espagne "100% des vols avec les territoires non péninsulaires", c'est-à-dire les archipels des Baléares et des Canaries, ainsi que 59% des vols internationaux et des vols vers des villes espagnoles n'ayant pas d'alternatives de transports inférieures à 5 heures, ainsi que 35% du reste des liaisons. La compagnie "devra adopter les mesures nécessaires pour garantir que ces services essentiels soient offerts dans les conditions habituelles, (...) en garantissant à tout moment la sécurité", ajoute le gouvernement. Selon Madrid, "Ryanair est la compagnie qui transporte le plus de passagers sur le marché espagnol, avec une offre supérieure à 400 liaisons au départ de l'Espagne". Début juillet, cinq syndicats ont lancé un appel à la grève pour les personnels de cabine de Ryanair en Belgique, Espagne, Portugal et Italie. Jusqu'à 300 vols par jour seront annulés, soit 600 vols au total sur les deux jours de grève, affectant au total 100.000 passagers selon la compagnie. L'Espagne sera le pays le plus touché, avec jusqu'à 200 vols quotidiens annulés. Pour le Portugal 50 annulations sont prévues, ainsi que pour la Belgique. En Italie en revanche, Ryanair ne prévoit pas de perturbations. L es syndicats ayant appelé à cette grève demandent notamment que la compagnie applique la législation de chacun des pays dans lesquels elle emploie du personnel et qu'elle accorde les mêmes conditions de travail aux salariés directement sous contrat avec la compagnie et à ses intérimaires. Ils demandent aussi la reconnaissance des syndicats, ce que Ryanair a commencé à faire au compte-goutte, avec notamment des accords au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne. (Belga)

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