France: Les opposants à la loi travail ne désarment pas, sixième journée de mobilisation

17/05/16 à 16:33 - Mise à jour à 16:33

Source: Belga

(Belga) Des milliers de manifestants défilaient mardi à Paris et dans les grandes villes avec l'objectif de "se faire entendre encore plus fort", lors d'une sixième journée de mobilisation contre le projet de loi travail, démarrée à l'aube par des barrages de routiers.

France: Les opposants à la loi travail ne désarment pas, sixième journée de mobilisation

France: Les opposants à la loi travail ne désarment pas, sixième journée de mobilisation © BELGA

A Paris, plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler peu avant 14h30. "Retrait, retrait de cette loi du pognon, c'est la loi des patrons", crachait la sono en tête de cortège. En régions, les manifestations ont rassemblé entre 3.500 (police) et 10.000 personnes (syndicats) à Nantes où des affrontements ont éclaté, 6.800 à 80.000 à Marseille, 2.300 à 8.000 à Toulouse, 1.700 à 7.000 à Lyon, 1.400 à 3.000 à Montpellier, entre 1.100 et 2.000 à Rennes ou encore 1.600 à 7.000 à Grenoble, selon les sources. A Marseille, plusieurs centaines de personnes derrière une banderole "jeunes13énervés" se sont placés en amont du cortège officiel, que les organisateurs ont arrêté plusieurs fois pour éviter une jonction. Le service de sécurité a été musclé. Les casseurs, "ça suffit et ça ne pourra pas rester sans réponse", a prévenu mardi matin François Hollande. Le président a assuré qu'il ne "céderait pas" sur une réforme qui "a été discutée", "concertée" et "corrigée". La journée d'action de mardi et celle prévue jeudi, à l'initiative de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl), sont les sixième et septième en un peu plus de deux mois pour contester le texte de la ministre du Travail Myriam El Khomri, jugé trop favorable aux entreprises. Adopté sans vote en première lecture la semaine dernière après un recours à l'article 49-3, le projet instaure la primauté des accords d'entreprise sur ceux de branche en matière de temps de travail. A un mois de l'Euro de football en France, des grèves reconductibles étaient également annoncées chez les dockers, marins, facteurs, et à partir de mercredi à la SNCF, où des revendications internes s'ajoutent au rejet de la loi travail. La SNCF prévoit un TER sur deux, 40% des Intercités, deux TGV sur trois et, en Ile-de-France, 3 RER sur 4. Des perturbations sont également attendues dans les airs jeudi. Les opposants au projet espèrent profiter de la lenteur du processus parlementaire: le texte doit être débattu en juin au Sénat avant un retour à l'Assemblée, pour une adoption définitive, d'ici à fin juillet. (Belga)

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