France: le Nutella à prix bradé pas du goût des dentistes

26/01/18 à 19:58 - Mise à jour à 19:59

Source: Belga

(Belga) Les promotions sur des pots de pâte à tartiner Nutella, qui ont provoqué des bousculades dans plusieurs supermarchés de France, ne sont pas du goût des futurs dentistes, qui ont dénoncé vendredi "une incohérence" dans la prévention contre les dangers du sucre.

"De quoi aurait l'air la campagne antitabac actuellement menée si demain des bureaux de tabac pouvaient faire une réduction de 70% sur un simple coup de tête ?", s'interroge l'Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD) dans un communiqué. Les futurs dentistes ou chirurgiens interpellent le groupe de supermarchés Intermarché, à l'origine de cette opération, ainsi que les autorités, pour "entamer une réflexion sur la taxation des produits sucrés", après l'instauration d'une taxe soda. "Que devient l'intérêt de demander aux étudiants en santé de s'investir dans le service sanitaire si l'Etat ne considère pas réellement la question de la prévention dans sa globalité ? ", insiste l'UNECD. L'organisation a rappelé la recommandation de l'OMS de ne pas consommer plus de 25 grammes de sucres par jour. Intermarché propose depuis jeudi, et jusqu'à samedi, une promotion de 70% sur la pâte à tartiner à base de noisettes, cacao, sucre et huile de palme, produite par l'Italien Ferrero. Le pot de 950 grammes est vendu 1,41 euro au lieu de 4,50 euros. Ferrero s'est désolidarisé de cette opération. Pour l'Union française pour la santé bucco-dentaire, "il est important de rappeler que la consommation excessive de sucres est néfaste pour la santé générale. On ne vous interdit pas de manger du Nutella mais cela doit se faire avec modération", a souligné son porte-parole, le Dr Christophe Lequart. L'association, qui représente les chirurgiens dentistes, milite "auprès des parlementaires pour élargir la taxe soda" à d'autres produits à haute teneur en sucres. "Aujourd'hui, 80% des caries sont concentrées dans 20% de la population", a rappelé à l'AFP le docteur Lequart, tout en invitant à "ne pas bannir le sucre de sa consommation quotidienne". (Belga)

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