Exclusif : Modrikamen à la rescousse de Capitalium ?

14/07/10 à 16:07 - Mise à jour à 16:07

Source: Trends-Tendances

Double camouflet pour la société de conseil en investissement Capitalium : la CBFA a publié une mise en garde contre ses activités et la police a saisi ordinateurs et dossiers à son siège d'Ohain. Sa patronne contre-attaque en demandant l'aide du très médiatique avocat Mischaël Modrikamen.

Exclusif : Modrikamen à la rescousse de Capitalium ?

© Belga

Coup de tonnerre sur Capitalium. Vendredi dernier, cette société brabançonne de conseil en investissement - qui s'était notamment illustrée, en vain, dans le dossier du Royal Excelsior Mouscron (lire le magazine Trends-Tendances du 26 novembre 2009) - subissait en effet un double camouflet.

D'une part, la CBFA mettait officiellement en garde "contre les activités d'intermédiation en assurances exercées par les sociétés Capitalium Europe SA et Capitalium Consult SCRL et leurs propositions d'investissement". D'autre part, la police débarquait en force dans les bureaux sis à Ohain pour y saisir ordinateurs, dossiers et autres documents sensibles. Motif ? Des soupçons de blanchiment d'argent et de détournement de fonds planent au-dessus de Véronique Van Acker, administratrice générale de Capitalium Consult. Selon nos informations, certaines de ses présumées victimes très people ont déjà déposé plainte au parquet de Nivelles dans l'espoir de récupérer leurs économies volatilisées. Et l'on parle ici de plusieurs millions d'euros...

Piquée au vif, Véronique Van Acker a décidé de contre-attaquer pour se refaire une virginité et, dit-elle, rendre cet argent qui est bloqué au Luxembourg "contre sa volonté". Comme elle adore les médias et les coups d'éclat, elle a naturellement approché le plus "chevalier blanc" des avocats bruxellois en la personne de Me Mischaël Modrikamen.

Si le coprésident du Parti populaire reconnaît avoir été consulté par Véronique Van Acker et être actuellement au stade de l'examen du dossier, il n'a toujours pas officiellement accepté de relever ce nouveau défi judiciaire. Une affaire à suivre, donc.

Frédéric Brébant

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