Espionnage : Renault accablé par un enregistrement interne

29/03/11 à 10:28 - Mise à jour à 10:28

Source: Trends-Tendances

Renault savait dès février s'être fourvoyé dans un faux scandale d'espionnage, selon un document révélé lundi par nos confrères de L'Express.fr. Cet enregistrement atteste que le groupe avait choisi de licencier sans preuves les cadres mis en cause dans l'affaire.

Espionnage : Renault accablé par un enregistrement interne

© Reuters

Renault savait dès février s'être fourvoyé dans un faux scandale d'espionnage, selon un document révélé lundi par L'Express.fr et France 2. Celui-ci atteste que le groupe avait choisi de licencier sans preuves les cadres mis en cause dans l'affaire.

Le constructeur automobile français avait délibérément choisi de masquer cette absence de preuves aux enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Il doutait déjà de la source présumée du responsable de sa sécurité à l'origine des accusations, selon ce document.

Lors d'une réunion le 14 février, ce responsable, incarcéré depuis, se retrouve pressé de fournir des preuves par Christian Husson, directeur juridique de Renault, atteste un enregistrement : "Donne-nous des pistes, aide-nous à trouver la solution !", lui déclare Christian Husson, appuyé par l'avocat de Renault, Me Reinhart, selon le verbatim de la réunion publié par L'Express.fr.

Les deux hommes s'inquiètent de n'avoir aucune trace écrite prouvant l'existence de présumés comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein. Les trois cadres licenciés en janvier sont accusés d'y avoir reçu des pots-de-vin. "Si l'on regarde avec un peu de recul le dossier, tout tient en une personne, constate Me Reinhart, dans les échanges retranscrits sur L'Express.fr. Est-ce que cette personne nous a baladés ? Le scénario catastrophe peut exister."

Le responsable de la sécurité défend farouchement son informateur supposé mais refuse de livrer son nom et le rapport écrit dont il assure disposer. A plusieurs reprises, selon L'Express.fr, il accuse Renault d'avoir "voulu aller trop vite", ce que rejette son directeur juridique, invoquant "le principe de précaution".

Renault a affirmé lundi soir que la réunion avait été "convoquée pour que le responsable obtempère à l'ordre donné par sa hiérarchie de donner sa source et coopère pleinement avec la police et la justice. Ce qu'il a refusé de faire."

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires