Espionnage chez Renault : Ghosn justifie son silence

24/01/11 à 10:48 - Mise à jour à 10:48

Source: Trends-Tendances

"Il fallait faire nous-mêmes de premières recherches pour nous forger une opinion sur la gravité de l'affaire", a indiqué Carlos Ghosn, PDG de Renault, pour justifier l'enquête interne lancée en août 2010 alors que le groupe n'a prévenu les autorités que début janvier 2011.

Espionnage chez Renault : Ghosn justifie son silence

© Reuters

La direction de Renault voulait être absolument sûre, grâce à une enquête interne, de la gravité de l'affaire d'espionnage industriel qui a touché le groupe avant de prévenir le gouvernement et la justice, a affirmé Carlos Ghosn, son PDG, dans un entretien publié samedi dans l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche.

"Il fallait faire nous-mêmes de premières recherches pour nous forger une opinion sur la gravité de l'affaire", a-t-il indiqué pour justifier cette enquête interne lancée en août 2010, alors que le groupe n'a prévenu les autorités que début janvier 2011.

"Nous sommes arrivés à la conclusion que ce qui est sorti ne correspond pas à des informations technologiques. Il pourrait s'agir d'informations sur notre modèle économique. Ce qui est visé, c'est notre stratégie dans la voiture électrique", Renault étant le seul constructeur à fabriquer à la fois la batterie, les moteurs et les chargeurs.

Quant au destinataire de ces informations, "je n'ai pas de conviction sur ce point", a-t-il noté. Le groupe et le contre-espionnage - désormais chargé de l'affaire - privilégieraient toutefois une "piste chinoise", selon la presse et les spécialistes de l'intelligence économique.

Renault a déclenché en août 2010 une enquête interne après l'envoi d'une lettre anonyme. L'affaire concerne le projet phare de véhicule électrique de Renault, un enjeu colossal pour le groupe qui y a investi 4 milliards d'euros avec son allié japonais Nissan.

Trends.be, avec Belga

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