Ericsson supprime 3.000 emplois

04/10/16 à 10:40 - Mise à jour à 11:59

Source: Belga

L'équipementier télécoms suédois Ericsson a annoncé mardi la suppression de 3.000 emplois en Suède principalement dans la production et l'administration d'ici la fin 2017, pour se concentrer sur les technologies d'avenir.

Ericsson supprime 3.000 emplois

© reuters

Le groupe va en parallèle recruter d'ici trois ans 1.000 nouveaux ingénieurs destinés à accompagner sa "transformation" et soutenir son développement dans les nouvelles technologies.

"Nous continuons de nous concentrer dans la recherche et le développement, et depuis plusieurs années la plupart des employés d'Ericsson travaillent dans le développement de logiciel et les services plutôt que dans la production d'équipement", a expliqué le directeur-général Jan Frykhammar dans un communiqué.

"Ces mesures sont nécessaires pour assurer la compétitivité à long-terme d'Ericsson et sa position dominante dans les technologies et les services", a-t-il justifié.

La télévision publique suédoise SVT avait indiqué lundi que l'équipementier s'apprêtait a annoncer au gouvernement suédois la suppression de 3.000 à 4.000 emplois.

Ericsson employait 116.500 personnes dans le monde, dont 16.000 en Suède au 30 juin.

Plus d'un cinquième des salariés en Suède sont donc concernés par les licenciements: 1.000 postes doivent être supprimés en production, 800 essentiellement dans l'administration de la recherche et le développement (R&D), et 1.200 dans d'autres secteurs, a précisé le communiqué.

L'équipementier va également engager "des réductions générales de coûts et diminuer les coûts externes, d'abord en réduisant de 900 le nombre de consultants en Suède, mais aussi en diminuant les dépenses opérationnelles".

Pionnier de la téléphonie mobile, le groupe bataille depuis le début des années 2000 pour maintenir son rang sur le marché des réseaux face à ses concurrents, Nokia et Alcatel-Lucent (qui ont fusionné), Siemens (un temps associé à Nokia) et plus récemment les chinois Huawei et ZTE.

L'industriel peine à rebondir sur des marchés arrivés à maturité et fortement concurrentiels comme l'Europe et l'Amérique du Nord, à faible croissance économique comme l'Amérique du Sud, ou à l'arrêt comme la Chine et la Russie et cherche toujours un nouveau patron depuis qu'il a licencié Hans Vestberg en juillet.

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