Electrabel : le "social" toujours sous haute tension

21/10/10 à 13:23 - Mise à jour à 13:23

Source: Trends-Tendances

La tension sociale semblait retomber mercredi soir, suite à l'accord trouvé par les syndicats et la direction d'Electrabel. Peine perdue : la direction aurait ajouté de nouvelles conditions à cet accord, jugées inacceptables par les syndicats.

Electrabel : le "social" toujours sous haute tension

© Reuters

Alors que syndicats et direction avaient réussi à trouver un accord de principe mercredi soir sur la réintégration d'un travailleur licencié, éloignant la menace de grève, la situation s'est dégradée dans la soirée.

La direction a en effet ajouté des conditions à cet accord, conditions jugées inacceptables par les syndicats réunis en front commun. Ces derniers réclament désormais la réunion du bureau de conciliation en urgence.

Le travailleur concerné travaillait pour la division MCC d'Electrabel. Il a été licencié après avoir été soupçonné de "favoritisme" en faveur d'un sous-traitant mais les syndicats ont mis en exergue l'absence de preuves.

Des actions spontanées ont été organisées ces derniers jours au sein de MCC. Les syndicats souhaitent à présent que le bureau de conciliation se penche sur la question.

Concertation nationale mercredi prochain chez SPE-Luminus

La direction du fournisseur d'énergie rival SPE-Luminus a invité le front commun syndical à une concertation nationale, mercredi prochain, un jour avant l'échéance du préavis de grève. Cette concertation concernera le déménagement de 150 travailleurs vers plusieurs sites.

Les syndicats ont introduit un préavis de grève car ils n'avaient pas obtenu de vision claire sur les plans de réorganisation des sites d'Harelbeke, Gand, Bruxelles, Hasselt, Liège et Seraing.

Le porte-parole de SPE-Luminus a confirmé que la vision globale de la réorganisation serait un des éléments débattus lors de la réunion : "Nous voulons donner toutes ses chances à la concertation sociale. Il s'agit d'un plan à long terme mais nous voulons donner des précisions le plus vite possible."

Le porte-parole a rappelé qu'aucun emploi n'est menacé et que 150 travailleurs, au maximum, devront déménager.

Trends.be, avec Belga

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