Editions de L'Avenir - Empêcher les opérateurs de se regrouper est un non-sens, selon le patron de Rossel

16/12/17 à 07:20 - Mise à jour à 07:21

Source: Belga

(Belga) Dans le contexte économique actuel, empêcher les opérateurs de presse de se regrouper est un non-sens, réagit samedi Bernard Marchant, le patron de Rossel, dans les colonnes du Soir, à l'occasion des 130 ans du quotidien.

Mardi, des députés des quatre groupes politiques du parlement wallon (PS, MR, cdH et Ecolo) avaient demandé au gouvernement wallon d'extraire les Éditions de l'Avenir de Nethys afin de préserver ce groupe d'une fusion avec Rossel, et en particulier avec Sudpresse, ce qui menacerait le pluralisme de la presse francophone, le maintien de plusieurs titres et d'emplois dans les deux groupes, selon eux. Bernard Marchant leur répond "qu'ils n'ont pas compris grand-chose à ce qu'est la presse aujourd'hui. C'est faire une lecture passée du marché. Le danger pour le pluralisme de la presse ne vient pas des éditeurs entre eux. Il vient de la convergence des médias digitaux. La concurrence n'est plus entre opérateurs de presse". Pour le patron de Rossel, les opérateurs actuels ont intérêt à se regrouper ou à collaborer pour avoir une taille critique suffisante pour faire face à l'environnement dans lequel ils travaillent. A ses yeux, ce n'est pas viable d'avoir trois acteurs sur le marché de la presse francophone belge (Rossel, L'Avenir et IPM, qui édite La Libre Belgique et La Dernière Heure) dans l'écosystème actuel. (Belga)

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