Eaze, le "Uber du cannabis", qui séduit Snoop Dog

20/04/15 à 14:45 - Mise à jour à 15:09

Source: Trends-Tendances

En Californie, où l'usage du cannabis est autorisé à des fins médicales, une start-up a eu l'idée de faciliter les relations entre producteurs et consommateurs via une application pour smartphone.

Eaze, le "Uber du cannabis", qui séduit Snoop Dog

© DR

Le concept élaboré par Uber se décline dans de multiples domaines. Ainsi, le concept d'Eaze est le suivant: mettre en relation des clients, cultivateurs et chauffeurs pour permettre de livrer la marchandise commandée en quelques dizaines de minutes sur son site. Eaze sert uniquement à faciliter la commande. C'est ensuite aux dispensaires de l'honorer, dernier kilomètre compris. Le paiement se fait en cash, pas en ligne.

La société vient d'annoncer une levée de fonds de 10 millions de dollars. Cet argent frais s'ajoute au 1,5 million de dollars déjà levés l'an dernier. Ils permettront à la start-up d'étendre son activité au-delà de la région de San Francisco, et entre autres, dans l'Oregon et l'Arizona et d'accélérer ses délais de livraison. Eaze a reçu un regain de notoriété récemment car elle compte désormais parmi ses investisseurs l'artiste Snoop Dog, via son fonds d'investissements, Casa Verde Capital. Le rappeur est un adepte bien connu du cannabis.

Le marché du cannabis connaît une croissance exponentielle aux États-Unis. Actuellement, 23 états ont approuvé sa légalisation à des fins pharmaceutiques, dont deux -Washington et le Colorado- à des fins récréatives. Les producteurs, agréés par l'Etat de Californie, y sont même considérés comme de véritables entrepreneurs. Selon un rapport d'ArcView Group, sorti en janvier, les ventes légales de cannabis devraient avoisiner les 4,5 milliards de dollars (4,2 millions d'euros) dans tout le pays sur l'année 2015.

Il reste cependant un couac non négligeable à gérer: pour le moment, Google et Apple refusent de faire figurer l'appplication d'Eaze dans leurs boutiques, un handicap de taille qui risque bien de freiner l'expansion de la start-up.

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