Didier Bellens: "Il faut mettre fin à ce qui n'a jamais été un début de polémique"

31/01/13 à 14:16 - Mise à jour à 14:16

Source: Trends-Tendances

Didier Bellens a rencontré Jean-Pascal Labille, nommé tout récemment ministre des Entreprises Publiques, ce jeudi en fin de matinée suite aux propos tenus mardi qui ont suscité du remou dans la classe politique. Didier Bellens les regrette et veut mettre fin à la polémique.

Didier Bellens: "Il faut mettre fin à ce qui n'a jamais été un début de polémique"

© Belga

Le CEO de Belgacom a déclaré aux journalistes qui l'accueillaient avant son entrevue avec le ministre, ne pas avoir mis en cause le climat pour les entreprises en Belgique. "Je n'ai pas dit cela. Etiez-vous là ?", a-t-il affirmé, comme on peut le lire sur le compte Twitter de la RTBF, @Twitpolitique. Et pourtant, un journaliste de la RTBF présent au moment où Didier Bellens délivrait son discours controversé a immédiatement répliqué sur Twitter : "Oui, il a dit cela, j'y étais", a précisé Michel Visart sur le réseau social où les commentaires entre journalistes circulent sous le hashtag #fuckyougate. A l'issue de son entretien avec Jean-Pascal Labille, Didier Bellens a encore souhaité "mettre fin à cette polémique".

"Je le regrette"

Par voie de communiqué, Didier Bellens s'est ensuite fendu de quelques phrases laconiques pour exprimer ses regrets suite à ses propos qui ont choqué la classe politique: "Si des personnes ou institutions les ont perçus comme offensants, je le regrette, ce n'était assurément pas leur objectif. J'espère ainsi mettre fin à ce qui n'a jamais été un début de polémique", ajoutant "Belgacom se concentre sur son développement, pour rester innovant, maintenir sa profitabilité et ses contributions substantielles à l'économie du pays, à l'avantage de toutes les parties prenantes de la société."

Mardi, Didier Bellens s'était en effet montré très critique à l'encontre des normes d'émission en vigueur à Bruxelles et à l'encontre de la nouvelle loi télécom. Il avait estimé que la Belgique se distinguait à l'étranger comme un pays hostile aux entreprises. Il avait rappelé que Bruxelles était "l'endroit au monde où l'on compte le plus d'ambassades" puisque chaque pays a trois ambassades dans la capitale: une pour la Belgique, une pour l'Union européenne et une pour l'Otan. "Ces gens-là ont besoin de la 4G et que leur dit Bruxelles? Fuck you...", avait déclaré le CEO.

Labille : l'important est de se concentrer sur le développement de Belgacom

Le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille a indiqué jeudi à la Chambre que l'entretien qu'il a eu avec le CEO de Belgacom Didier Bellens s'est conclu par la constatation que l'important, dans le contexte économique difficile actuel, est de se concentrer sur le développement de Belgacom. Interrogé au sujet de cet entretien jeudi par plusieurs députés dont Catherine Fonck (cdH), Karine Lalieux (PS) et Roel Deseyn (CD&V), le ministre a rappelé que Belgacom est un entreprise publique autonome et qu'il appartient aux organes de gestion de l'entreprise d'évaluer le CEO. Il a ajouté que lors de sa rencontre avec M. Bellens, il lui avait clairement indiqué que ses propos étaient choquants et que M. Bellens avait regretté ceux-ci. En conclusion de l'entrevue, "il a été convenu que l'important était dans le contexte économique difficile de se concentrer sur le développement de Belgacom", a encore M. Labille. Celui-ci a enfin, en un courte phrase, balayé la suggestion du ministre-président flamand Kris Peeters de régionaliser l'entreprise. "Un régionalisation ne constituerait pas une plus-value", a-t-il dit.

Trends.be

En savoir plus sur:

Nos partenaires