Didier Bellens au Parlement, le retour

09/10/13 à 18:54 - Mise à jour à 18:54

Source: Trends-Tendances

Les parlementaires demandent l'audition du patron de Belgacom. Un air de déjà vu : fin 2011, Didier Bellens était venu s'expliquer sur une succession étonnante de licenciements au sommet de l'entreprise.

Didier Bellens au Parlement, le retour

© Belga

Le patron de Belgacom va de nouveau faire face aux députés. La commission infrastructure, communications et entreprises publiques convoque Didier Bellens pour faire toute la lumière sur les soupçons de conflit d'intérêt qui pèsent sur le CEO. D'après le quotidien De Morgen, la société Immobel, au sein de laquelle Didier Bellens possède un mandat d'administrateur, souhaiterait acheter un bâtiment bruxellois appartenant à Belgacom, ce qui pourrait constituer un conflit d'intérêt.

Le député Ecolo Rony Balcaen, qui est à l'origine de la demande d'audition, n'a pas réussi à convaincre ses collègues de demander des explications au comité d'audit de l'entreprise, qui s'est penché sur le cas de l'ancien président du conseil d'administration Michel Moll. Mais il a obtenu la convocation du CEO. " J'attends que Didier Bellens nous convainque qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt ", explique le député.

Ce n'est pas la première fois que le CEO de Belgacom, entreprise publique détenue à 53 % par l'Etat, est sommé de s'expliquer devant les membres de la commission infrastructure. Fin 2011, il était venu expliquer sa version de la saga estivale, sur fond de plaintes pour harcèlement moral, qui avait débouché sur le licenciement d'une kyrielle de hauts cadres de la société.

L'audition avait permis aux députés de monter au créneau suite à une affaire très médiatisée. Mais elle n'avait pas débouché sur grand-chose. Le taux de rotation des hauts dirigeants de Belgacom est resté élevé, comme en témoignent en mai dernier les licenciements du patron de Scarlet Pierre-Eric Evrard, du directeur de la communication (un poste où les fusibles sautent très vite) Philip Neyt et du patron de la filiale immobilière Connectimmo.

Cette prochaine audition ne risque-elle pas d'accoucher d'une nouvelle souris ? " Ce n'est pas du show, réagit le député Rony Balcaen. Nous devons maintenir la pression pour que Didier Bellens vienne avec des réponses claires, précises et convaincantes. " On voit cependant mal ce que les parlementaires pourraient exiger de la part du patron de Belgacom en cas de réponses " non convaincantes ".

Gilles Quoistiaux

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