Dette argentine: un fonds "vautour" poursuit le cabinet Mossack Fonseca

09/06/16 à 04:10 - Mise à jour à 04:10

Source: Belga

(Belga) Le cabinet Mossack Fonseca, au coeur du scandale des Panama Papers, est poursuivi par un fonds "vautour" américain qui a bataillé contre l'Argentine pour obtenir le remboursement de sa dette, selon des documents consultés mercredi par l'AFP.

Après des années de bataille devant les tribunaux américains, le fonds NML Capital du milliardaire Paul Singer vient d'obtenir gain de cause et le remboursement quasi-intégral de titres de dette argentine rachetés à prix cassés après la faillite du pays en 2001. Pendant cette longue procédure, ce fonds spéculatif avait tenté "d'identifier" des actifs du gouvernement argentin à travers le monde afin d'en ordonner la saisie et de récupérer son dû, rappelle-t-il dans sa plainte déposée fin mai devant un tribunal de l'Etat américain du Nevada. Selon les accusations portées par NML, Mossack Fonseca et une de ses branches américaines ont toutefois fait échouer ces tentatives en aidant les autorités argentines à dissimuler leurs actifs derrière des sociétés-écrans immatriculées au Nevada. Sa plainte, révélée par le Wall Street Journal, accuse plus précisément le cabinet panaméen "de s'être engagé activement dans la dissimulation et la destruction de preuves" et d'avoir "sciemment fourni des éléments erronés" en réponse aux injonctions judiciaires. Dans sa plainte, NML assure avoir acquis cette conviction après la publication de documents dans le cadre des révélations des Panama Papers, qui ont mis au jour début avril un vaste système d'évasion fiscale transitant par des sociétés-écrans. Le fonds américain réclame désormais à Mossack Fonseca qu'il prenne en charge les frais de justice qui auraient été, selon lui, alourdis de son fait. "En raison des fautes commises par Mossack Fonseca et du long contentieux qui en a résulté, le fardeau pour NML et le tribunal a été important", estime le fonds, qui a souvent été accusé de pratiques prédatrices par ses détracteurs. Contacté par l'AFP, Mossack Fonseca n'avait pas réagi dans l'immédiat. (Belga)

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