D'ING à KBC : les gagnants et les perdants de 2011

09/02/12 à 11:26 - Mise à jour à 11:26

Source: Trends-Tendances

D'ING, qui a plus que doublé son bénéfice net l'an passé, à KBC, qui a vu plus de 99 % du sien disparaître : palmarès des résultats 2011 publiés ce jeudi. Des résultats plus que contrastés.

D'ING à KBC : les gagnants et les perdants de 2011

© Montage Image Globe/PG/Thinkstock

ING en 2011 : + 105,2 % de résultat net

ING a ressenti au quatrième trimestre de 2011 les effets de la crise de la dette et de règles plus strictes imposées aux assureurs aux Etats-Unis. Sur l'ensemble de l'année 2011, le groupe néerlandais a tout de même réalisé un bénéfice net de 5,766 milliards d'euros, doublé par rapport aux 2,81 milliards d'euros de 2010, a-t-il annoncé jeudi.

"L'environnement économique a été plus difficile au quatrième trimestre, a commenté le CEO, Jan Hommen, cité dans un communiqué. La crise financière s'est répandue davantage au sein de l'économie réelle et l'incertitude entourant la crise de la dette publique européenne a continué à éroder la confiance et à amplifier la volatilité des marchés."

Pour les trois derniers mois de l'année 2011, ING fait état d'un bénéfice net de 1,186 milliard d'euros. Mais le résultat sous-jacent du groupe néerlandais pour ce même trimestre est négatif de 516 millions d'euros, alors qu'il s'affichait encore à 252 millions d'euros voici un an.

Le résultat sous-jacent (avant impôts) des activités bancaires s'élève à 793 millions d'euros, plombé à hauteur de 133 millions d'euros par des dépréciations sur des titres de la dette grecque. Le résultat sous-jacent (avant impôts) des activités de banque de détail d'ING en Belgique s'élève à 104 millions d'euros au quatrième trimestre, contre 90 millions d'euros sur la même période de 2010.

Les activités d'assurances d'ING, qui ont essuyé une perte de 1,348 milliard d'euros au dernier trimestre de 2011, ont quant à elles été pénalisées notamment par l'instauration d'une réglementation plus stricte outre-Atlantique.

Barco en 2011 : + 73,9 % de revenu net

Barco a réalisé un chiffre d'affaires de 1,041 milliard d'euros en 2011, en hausse de 16,1 % par rapport à 2010, a annoncé le groupe technologique jeudi dans un communiqué.

"Nous sommes très heureux d'avoir atteint le cap d'un milliard d'euro de chiffre d'affaires, a commenté le CEO, Eric Van Zele. Nous progressons sur de nombreux fronts et nous nous rapprochons de nos promesses en termes de croissance bénéficiaire et durable. Le chiffre d'affaires global a progressé de 16,1 % d'une année sur l'autre avec, au niveau des divisions, des hausses de 31,1 % pour Entertainment, de 10 % pour Healthcare et de 16,1 % pour Control Rooms & Simulation."

L'Ebitda a atteint 130,2 millions d'euros soit 12,5% du chiffre d'affaires. Le résultat net est passé de 43,6 millions d'euros en 2010 à 75,8 millions d'euros en 2011.

Le conseil d'administration proposera à l'assemblée générale des actionnaires d'approuver un dividende de 1,10 euro par action.

Daimler en 2011 : + 29 % de résultat net

Daimler, constructeur notamment des Mercedes-Benz, a vendu un nombre record de véhicules en 2011 et réalisé un bénéfice de 6 milliards d'euros contre 4,7 milliards en 2010.

Le chiffre d'affaires du groupe automobile allemand a atteint 106,5 milliards d'euros. Le résultat d'entreprise était de 8,76 milliards d'euros soit une hausse de 20 %. Daimler, qui fêtait ses 125 ans en 2011, a vendu 2,1 millions de véhicules.

Umicore en 2011 : + 16 % de bénéfice net récurrent

Umicore a bouclé l'année 2011 avec un chiffre d'affaires de 14,48 milliards d'euros, contre 9,69 milliards en 2010, a révélé le groupe spécialisé en technologie des matériaux et en recyclage dans un communiqué publié jeudi. Les revenus (hors métal) se chiffrent à 2,28 milliards d'euros.

Le bénéfice par action récurrent a progressé de 16 %, à 2,69 euros par action. L'Ebitda a atteint 553 millions d'euros et le résultat net récurrent (part du groupe) est de 305 millions d'euros, contre 263 millions en 2010 (+ 16 %).

Le conseil d'administration proposera un dividende annuel brut de 1 euro par action lors de l'assemblée générale ordinaire du 24 avril prochain, dont 0,40 centime a déjà été versé au titre de dividende intérimaire en septembre 2011.

GDF Suez en 2011 : - 13,3 % de résultat net (part du groupe)

GDF Suez a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 90,7 milliards d'euros, en progression de 7,3 % "malgré des conditions climatiques très défavorables et le gel des tarifs du gaz en France", peut-on lire mercredi dans un communiqué du groupe énergétique français. L'Ebitda de GDF Suez a augmenté de 9,5 % grâce notamment à la contribution d'International Power à partir de février 2011 et à la mise en service de nouveaux actifs dans toutes les branches, précise le groupe.

L'optimisation de portefeuille de 10 milliards d'euros ainsi que le progression rapide du plan 2011-2013 et une discipline financière rigoureuse ont permis de renforcer la structure financière du groupe, avec un recul de la dette nette à 37,6 milliards d'euros.

"Grâce à son modèle d'entreprise équilibré, GDF Suez a réussi, dans un contexte particulièrement difficile à atteindre l'ensemble de ses objectifs industriels et financiers pour 2011. Cette solide performance illustre la pertinence de notre stratégie à long terme", a commenté le PDG, Gérard Mestrallet.

En Belgique, la contribution nucléaire a été fixée pour 2012 à 550 millions d'euros pour l'ensemble du secteur, soit un impact net estimé pour GDF Suez de 250 millions d'euros, a indiqué le groupe.

KBC en 2011 : - 99,3 % de bénéfice net

KBC a terminé l'exercice 2011 de justesse dans le vert, grâce à un dernier trimestre qui a vu le bancassureur réaliser un bénéfice net de 437 millions d'euros. Au troisième trimestre de 2011, le groupe avait pourtant essuyé une énorme perte de 1,579 milliard d'euros.

KBC, qui souligne avoir encore progressé dans la réalisation de son plan stratégique malgré "des conditions de marché particulièrement difficiles", a continué au quatrième trimestre à réduire son exposition aux obligations d'Etat d'Europe méridionale, aux CDO et aux ABS. Il a également cédé sa filiale d'assurances polonaise Warta, ce qui devrait avoir une incidence favorable de quelque 0,3 milliard d'euros sur son compte de résultats.

Concernant la Grèce, la bancassureur a acté, au quatrième trimestre, des réductions de valeur supplémentaires de 62 millions d'euros après impôts sur son portefeuille d'obligations d'Etat grecques. KBC a également souffert d'un changement législatif en Hongrie et des difficultés économiques en Irlande.

Sur l'ensemble de l'exercice 2011, KBC a dégagé un bénéfice net de 13 millions d'euros, atténué principalement par les désinvestissements et les réductions de valeur. Le résultat sous-jacent progresse, à 1,098 milliard d'euros. En 2010, KBC avait obtenu un bénéfice de 1,86 milliard d'euros.

En tenant compte de la pénalité versée et du coupon dû sur les titres du capital de base vendus à l'Etat belge et à la Région flamande, KBC enregistre toutefois une perte par action de 1,93 euro pour 2011. Fin décembre 2011, le ratio de solvabilité Tier 1 du groupe atteignait 12,3 % (core Tier-1 de 10,6 %). La solvabilité de KBC dépasse dès lors le seuil du récent stress test de l'Autorité bancaire européenne.

Trends.be, avec Belga

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