Bert Lauwers
Opinion

13/12/16 à 16:04 - Mise à jour à 16:03

'Coucke, le roi de la prestidigitation, ne doit pas se plaindre'

"Le fait que son image puisse en prendre un coup pèsera plus lourdement sur l'estomac de Coucke que les menaces de Perrigo. C'est ce qu'écrit notre confrère journaliste néerlandophone de Trends, Bert Lauwers.

'Coucke, le roi de la prestidigitation, ne doit pas se plaindre'

© Belga

Jamais un moment ennuyeux, avec le très réactif Marc Coucke, certainement depuis que, il y a deux bonnes années, il a vendu Omega Pharma à l'américain Perrigo et est ainsi devenu instantanément milliardaire. L'ambiance ne pouvait alors pas être gâchée et le volubile Coucke donnait l'illusion de sécurité d'emploi et de forte croissance au personnel d'Omega Pharma. Des mots qui le suivront encore pendant longtemps, certainement maintenant que Perrigo supprime un emploi sur trois dans ses activités belges.

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Le fait que son image puisse en prendre un coup pèsera plus lourdement sur l'estomac de Coucke que les menaces de Perrigo

Chez Perrigo, cela fait longtemps que le sentiment d'avoir été lésé par Coucke s'exprime clairement. Non que ce dernier se fera beaucoup de soucis concernant la menace de Perrigo qui pend au-dessus de sa tête. Coucke est un roi de la prestidigitation de pure race et il échappera une fois de plus au désastre financier. Perrigo fait d'ailleurs de surprenants sauts de cabri. Il mène une guerre contre Coucke, mais il lui revend toutefois la marque de nutrition sportive Etixx. Le fait que cela ne soit simplement pas conciliable, Coucke, connu pour son sens génial du bon timing dans le business, n'en a rien à faire. Il récupère un de ses jouets favoris avec une rapidité inattendue.

Mais il n'y a pas que Perrigo. Les employés d'Omega Pharma se sentent également dupés par leur ancien patron. Leur mécontentement a été exprimé publiquement par les syndicats. Que son image de joyeux chouchou du peuple risque, de ce fait, d'en prendre un coup, pèsera plus lourdement sur l'estomac de Coucke que les menaces de Perrigo.

Mais comme on pouvait le prévoir, Coucke s'en lave les mains et il critique à son tour sévèrement Perrigo et les syndicats. Coucke ne doit également pas se plaindre et se lamenter, mais prouver qu'il n'y a pas que gagner de l'argent qui compte pour lui. Il peut ramener les employés touchés à bord de son empire commercial, entre-temps considérablement élargi, et il n'en mangera pas moins de pain blanc pour autant. Une chance en or pour vous rendre encore plus populaire, Marc.

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