Chômage belge : "Le plus coûteux et passif d'Europe !"

19/10/11 à 16:27 - Mise à jour à 16:27

Source: Trends-Tendances

Les allocations de chômage ne sont pas suffisamment activatrices, dénonce la FEB : "La Belgique possède à la fois le régime de chômage le plus onéreux d'Europe et l'un des systèmes de chômage les plus passifs !"

Chômage belge : "Le plus coûteux et passif d'Europe !"

© Belga

La dégressivité des allocations de chômage en Belgique est trop faible, selon la Fédération des entreprises de Belgique, qui se réfère à l'enquête de Tempo-Team sur les allocations de chômage et sur les chiffres officiels de l'OCDE.

Les employeurs pointent ainsi des allocations qui "ne sont pas suffisamment activatrices" : "Les allocations belges diminuent seulement de 10 % en moyenne (moyenne pour quatre types de ménages et deux niveaux de salaire), contre 40 % en Europe occidentale. Les mêmes chiffres de l'OCDE montrent en outre que les allocations s'élèvent à 60 % du salaire brut antérieur, mais en moyenne à non moins de 71 % du salaire net antérieur."

Pour Pieter Timmermans, directeur général de la FEB, "la Belgique possède à la fois le régime de chômage le plus onéreux d'Europe et l'un des systèmes de chômage les plus passifs. La formation, l'accompagnement et l'activation des chômeurs sont importants, mais des allocations de chômage activatrices le sont plus encore."

Selon le patronat belge, des études montrent que les chômeurs sont plus nombreux à réintégrer le marché du travail lorsque les allocations de chômage sont fortement dégressives ou même limitées dans le temps. Cette idée d'une forte dégressivité est par ailleurs soutenue par une majorité de Belges, si l'on en croit l'enquête de Tempo-Team.

"Alors que les entreprises devront pourvoir 500.000 postes de remplacement au cours des prochaines années, le moment est venu d'introduire également en Belgique ce qui représente un courant dominant en Europe et bénéficie du soutien de l'opinion publique belge, à savoir une révision approfondie des allocations de chômage et d'attente", conclut la FEB.

Trends.be, avec Belga

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