Chine: les exportations et importations s'enfoncent encore

08/08/16 à 10:47 - Mise à jour à 10:47

Source: Afp

Les exportations et importations en dollars de la Chine se sont encore une fois enfoncées de concert en juillet, l'effet devises assombrissant considérablement les chiffres initialement annoncés en yuans, et témoignant de l'essoufflement persistant d'un crucial moteur économique du pays.

Chine: les exportations et importations s'enfoncent encore

Des jouets pour l'exportation en Europe et en Amérique du Nord sont fabriqués dans une usine de Chine. © REUTERS

Le géant asiatique, principale puissance commerciale de la planète, a vu ses exportations (calculées en dollars) fondre de 4,4% sur un an à 184,7 milliards de dollars, a indiqué lundi l'Administration des douanes.

Les Douanes n'avaient publié tout d'abord que des montants exprimés dans la monnaie chinoise, qui faisaient au contraire état d'une hausse de 2,90% sur un an. Cet écart saisissant reflète la très forte dépréciation du yuan face au dollar au cours de l'année écoulée.

Les chiffres des Douanes sont scrutés de près pour jauger la santé de la deuxième économie mondiale: le commerce extérieur reste un des piliers du PIB chinois, en dépit des efforts de rééquilibrage engagés par Pékin.

Le repli des exportations est plus prononcé que ce qu'attendaient les analystes interrogés par l'agence Bloomberg, qui tablaient en moyenne sur un recul de 3,5%.

De leur côté, les importations du pays se sont enfoncées pour le 21e mois consécutif, dégringolant de 12,5% sur un an à 132,4 milliards de dollars. Exprimées en yuans, leur recul n'était cependant que de 5,70%.

En conséquence, l'excédent commercial chinois a donc gonflé en juillet à 52,3 milliards de dollars, contre 48,1 milliards le mois précédent.

Ces chiffres décevants s'inscrivent dans un tableau déjà morose pour la deuxième économie mondiale: l'industrie est toujours plombée par de massives surcapacités de production, l'envolée de l'endettement public et privé inquiète et les réformes structurelles promises piétinent.

Le gouvernement s'efforce de rééquilibrer le modèle de croissance du pays vers les services, les nouvelles technologies et la consommation intérieure, mais la transition s'avère douloureuse.

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