Chili, terre de promesses

06/12/11 à 11:41 - Mise à jour à 11:41

Source: Trends-Tendances

De l'autre côté de l'Atlantique, le Prince Philippe emmène actuellement une mission économique composée d'une centaine d'hommes d'affaires belges légitimement avides de nouveaux contrats chiliens.

Chili, terre de promesses

© D.R.

De notre envoyé spécial à Santiago

Finaliser la signature de nouveaux contrats et surtout aider nos entreprises à développer des opportunités de business inédit. Voilà, en quelques mots ramassés, le leitmotiv de la mission économique princière qui se déroule actuellement au Chili. Une mission présidée par le Prince Philippe et organisée par l'Agence pour le Commerce extérieur (en étroite collaboration avec l'Awex, Flanders Investment & Trade et Bruxelles Invest et Export) et à laquelle le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt participe également.

Concrètement, une importante délégation d'officiels et une centaine d'hommes d'affaires belges venus de différents secteurs (santé, construction, environnement, aérospatial, agro-alimentaire ...) se sont envolés samedi vers l'hémisphère sud pour y nouer de précieux contacts porteurs de promesses lucratives. "L'Amérique latine est le dernier sous-continent où nous ne sommes pas encore présents, témoigne ainsi Thierry Huet, managing director de la biscuiterie tournaisienne Desobry dont le chiffre d'affaires avoisine les 25 millions d'euros. Avec ce genre de mission emmenée par le Prince, les portes s'ouvrent plus facilement et cela nous permet de multiplier les rendez-vous en deux ou trois jours à peine grâce au travail précieux de l'Awex sur place. Certes, cela a un coût (NDLR : de 2.000 à 3.000 euros par tête de pipe), mais le retour sur investissement en vaut vraiment la peine." Avec ce déplacement au Chili qui va inévitablement déboucher sur de nouvelles offres, Thierry Huet espère ainsi décrocher un bon million d'euros de commandes supplémentaires pour Desobry dans un délai de moins de trois ans.

De sérieux avantages

Actuellement considérée comme l'une des plus stables d'Amérique latine et surtout comme la plus compétitive de la région, l'économie chilienne est d'abord l'une des plus ouvertes sur le monde. De nombreux accords de libre-échange ainsi que de faibles droits de douane (un élément fortement apprécié par les businessmen belges) incitent en effet les candidats étrangers à l'investissement en terre chilienne, d'autant plus que ce pays de 17 millions d'habitants est fortement importateur de technologie européenne. "Le Chili est indéniablement un pays très attirant pour l'étranger, rappelle Jean-Claude Marcourt. Les tarifs pratiqués par ce pays y jouent un rôle important, comme d'ailleurs les points d'entente avec l'Europe en matière de libéralisation du commerce, d'innovation et de compétitivité. Le système de taxation qui y est pratiqué, de même que la souplesse des procédures douanières sont autant d'atouts pour nos entrepreneurs."

Ce lundi 5 décembre, une dizaine de contrats ont ainsi été déjà officiellement signés entre des entreprises belges et des partenaires chiliens. Ainsi, la société belge d'énergie verte Greenwatt (une spin-off de l'UCL spécialisée dans la biométhanisation) et le consortium Visors Generacion ont finalisé les termes d'un accord portant sur la construction d'une première usine de biogaz industriel à base de cactus au Chili en 2012, alors qu'une installation pilote est actuellement testée dans la région de Paine. Autres contrats signés ce lundi : la commande d'éclairages urbains auprès du groupe belge Schréder par la ville chilienne de La Reina, et aussi cet accord d'échanges d'étudiants entre l'Université Libre de Bruxelles et l'Universidad de Chile, terrain fertile de collaborations ultérieures.

Ce mercredi, le Prince Philippe et une partie de la mission économique s'envoleront vers le désert d'Atacama, au nord du pays, et les télescopes de l'European Southern Observatory de Paranal où, là aussi, la technologie belge est d'ores et déjà appréciée (via la société liégeoise Amos) et sera encore mise à contribution avec la construction prochaine de l'E-ELT (European Extremely Large Telescope), le plus grand télescope jamais réalisé à ce jour (42 mètres de diamètre).

Frédéric Brébant

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