Chèque-repas : "Les distributeurs sont le dindon de la farce !"

08/10/10 à 09:54 - Mise à jour à 09:54

Source: Trends-Tendances

Selon la Fedis, les distributeurs sont "le dindon de la farce" des chèques-repas, puisqu'ils ont "tous les coûts administratifs" tandis que Sodexo et Edenred, les deux émetteurs, jouissent de "quatre rentrées d'argent distinctes".

Chèque-repas : "Les distributeurs sont le dindon de la farce !"

Alors que l'arrêté royal donnant naissance aux chèques-repas électroniques va être publié, la fédération des distributeurs et chaînes de restauration (Fedis) appelle à la suppression pure et simple des chèques-repas, peut-on lire vendredi dans plusieurs journaux.

Les membres de la Fedis reçoivent 90 % des 250 millions de chèques-repas distribués chaque année. "Le système est compliqué, cher et ne profite qu'à un seul de ses maillons : les émetteurs de chèques Sodexo et Edenred (Accor), dénonce Dominique Michel, administrateur délégué de la fédération. Nous ne voulons pas toucher au montant versé aux travailleurs. Mais pourquoi passer par l'intermédiaire de ces sociétés ? Versons directement l'argent sur le compte du travailleur !"

Selon Dominique Michel, les distributeurs sont "le dindon de la farce". Il dénonce le fait qu'ils ont "tous les coûts administratifs" tandis que Sodexo et Edenred ont quant à eux "quatre rentrées d'argent : ils touchent une commission des employeurs et une autre des commerçants, empochent l'argent des chèques-repas perdus ou périmés et profitent des taux d'intérêt sur l'argent qui dort sur leurs comptes, en attendant que le travailleur dépense ses chèques."

L'arrivée des chèques-repas électroniques, qui doivent permettre de réduire les coûts de gestion, n'est pas une solution selon lui, car le système coexistera avec les chèques-papiers et les commerçants devront gérer les deux. Il dénonce aussi les tarifs qui seront demandés aux commerçants. La Fedis demande également la suppression des éco-chèques. En attendant, elle travaille avec plusieurs entreprises à la création d'une concurrence sérieuse sur ce marché.

Trends.be, avec Belga

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