Charles Michel: "Sans les entreprises, nous n'avons pas les moyens de financer la solidarité"

05/12/14 à 11:19 - Mise à jour à 11:19

Source: Belga

Le Premier ministre Charles Michel a pris la parole pour la première fois, depuis son entrée en fonction, devant un public flamand au congrès annuel de fin d'année du Voka et de la chambre de commerce d'Anvers. Il a rappelé le rôle primordial des entrepreneurs pour le pays.

Charles Michel: "Sans les entreprises, nous n'avons pas les moyens de financer la solidarité"

Charles Michel © Belga

Charles Michel a d'abord évoqué le chômage, trop élevé notamment chez les jeunes. Les dépenses publiques, trop élevées aussi selon lui, ont continué de croître; a-t-il souligné.

Il a ensuite fait le lien avec la question actuelle des pensions. "Nous payons 11 milliards d'euros en intérêts de la dette, de l'argent que nous pouvons utiliser pour nos pensions. Nous atteignons l'âge de 80 ans mais l'âge de la pension est encore limité à 65 ans. En sept ans, le budget pension est passé de 25 à 37 milliards d'euros. Je me pose une question: comment pouvons-nous faire confiance à des partis qui prétendent que nous pouvons maintenir le système sans réformes ? Si on ne fait rien, la solidarité entre générations est menacée", a déclaré Charles Michel.

Charles Michel s'est aussi adressé aux nombreux entrepreneurs présents dans la salle du Voka: "Les entrepreneurs sont le moteur de ce pays. Sans les petites, moyennes ou grandes entreprises, nous n'avons pas les moyens de financer la solidarité. Ce modèle social ne peut pas exister sans la création de richesses et sans les efforts des milliers d'entrepreneurs du pays".

"Pour créer des emplois nous avons besoin de vous", a-t-il ajouté. "Nous voulons rétablir la compétitivité et rendre le statut d'indépendant plus attractif. Nous autorisons les pensionnés à travailler et nous rendons le marché du travail plus souple".

"Donner de l'oxygène aux entreprises pour qu'elles continuent à croître"

Le Premier ministre a aussi évoqué la réduction de charges sur le travail de 4 milliards d'euros. "La pression fiscale et parafiscale doit être moins forte. Les entreprises doivent recevoir de l'oxygène pour croître. Nous avons opté pour une modération salariale et oui, un saut d'index, pour réduire le handicap salarial".

Enfin, Charles Michel a réfuté les critiques contre les projets en cours. "Certains disent que cela se fera au détriment des plus pauvres. Je veux formellement démentir cela. Ce gouvernement est social car nous voulons créer un maximum d'emplois. Nous allons freiner le déficit croissant de la sécurité sociale et mener un plan fédéral pluriannuel pour combattre la pauvreté".

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