Caterpillar: le scénario des cadres est "structuré et professionnel"

12/01/17 à 10:45 - Mise à jour à 10:45

Source: Belga

Trois cadres de l'entreprise Caterpillar Belgium à Gosselies ont présenté mercredi lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire une alternative industrielle à la fermeture complète du site et qui pourrait sauver environ 400 emplois.

Caterpillar: le scénario des cadres est "structuré et professionnel"

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Les détails du projet, qui s'appuie sur une activité d'assemblage de chargeuses sur pneus pouvant occuper 317 travailleurs de Caterpillar ainsi que 80 de différents sous-traitants, ont été fournis aux syndicats et à la direction. Le groupe pourrait y répondre avant la fin janvier.

La volonté de quelques cadres de l'entreprise, dont des chefs de département, de travailler à une alternative date de l'automne dernier. Celle-ci se distingue des autres scénarios repris dans l'étude sur laquelle le groupe s'est appuyé pour justifier la décision de fermeture du site de Gosselies. Le scénario le plus proche se basait sur le maintien d'une activité d'assemblage de chargeuses sur pneus et de pelles hydrauliques, a indiqué la porte-parole de Caterpillar Belgium. Dans l'alternative des cadres, il n'est question que de l'assemblage de chargeuses sur pneus. "Dans leur proposition, les cadres parviennent en outre à l'objectif de réduire la capacité de production actuelle ainsi que les coûts fixes", a affirmé Cathy Verhaeghe, déléguée principale Setca.

"Il faut faire attention de ne pas donner de faux espoirs"

Deux responsables américains du groupe ont assisté mercredi au conseil d'entreprise extraordinaire. Des contacts plus approfondis devraient avoir lieu dans les prochains jours entre les cadres à l'origine de la proposition et le groupe. La direction de Caterpillar Belgium s'est par ailleurs engagée à transmettre l'ensemble de l'alternative aux décideurs américains. "La proposition des cadres est professionnelle et structurée. S'il faut chercher à limiter au minimum l'impact social de la restructuration, il faut faire attention également de ne pas donner de faux espoirs au personnel. C'est à ce stade le message de la direction de Caterpillar Belgium", a indiqué la porte-parole de l'entreprise.

La direction de Caterpillar Belgium a par ailleurs indiqué qu'elle tenterait d'obtenir la réponse du groupe par rapport à l'alternative avant la fin janvier.

Les syndicats se montrent prudents

Les syndicats de Caterpillar Belgium ont fait preuve de prudence après la présentation de cette alternative.

"La proposition des cadres parait crédible mais comme la décision de l'accepter ou de la refuser dépend du groupe, nous sommes assez pessimistes", a affirmé Cathy Verhaeghe, déléguée principale Setca. Selon elle, depuis le début des négociations, le groupe a affiché une volonté ferme de parvenir à la fermeture du site de Gosselies.

L'alternative des cadres a, selon les syndicats, le mérite d'explorer une piste qui ne l'avait pas encore été. Réservés sur les chances de voir l'alternative retenue, les syndicats ont exprimé également une méfiance quant à une éventuelle stratégie du groupe. "Le maintien d'une activité sur le site conditionnerait inévitablement les négociations qui vont suivre concernant le plan social", a reconnu Emmanuel Chemello, permanent CSC.

Différentes assemblées générales du personnel sont programmées ce jeudi sur le site.

Réunions fin janvier pour "débroussailler" la suite de la procédure

Direction et syndicats se prépareront à aborder la phase 2 de la procédure Renault, dédiée à la négociation du plan social, lors de rencontres préalables qui se tiendront fin janvier, a confirmé la porte-parole de l'entreprise. Pour autant, la phase 1 ne sera pas refermée officiellement selon elle.

L'objectif des deux parties en procédant de la sorte est de se donner davantage de temps pour aborder le volet social. En 2013, lors de la précédente restructuration, le même procédé avait été utilisé.

Pour que les deux rencontres préalables, programmées les 20 et 23 janvier prochains, puissent se tenir, la direction a toutefois fixé trois conditions: la poursuite de la phase 1 à un rythme suffisant, des niveaux de production valables et un climat social suffisamment serein.

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