Carsid : les réactions politiques à la fermeture

28/03/12 à 14:36 - Mise à jour à 14:36

Source: Trends-Tendances

Le site Carsid de Marcinelle définitivement fermé, et c'est à un véritable front politique fédéral/régional qu'en appelle le MR. Le ministre du Budget vise notamment les 200 millions d'euros prévus initialement pour le développement de l'usine.

Carsid : les réactions politiques à la fermeture

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Carsid : "Nous allons réagir socialement" (Antoine)

Alors que le conseil d'entreprise était toujours en cours chez Carsid à Marcinelle, André Antoine, ministre wallon du Budget, indiquait, en quittant mercredi matin le 16 rue de la Loi (où il avait assisté à une réunion du comité de concertation), qu'il avait pris connaissance de la situation de l'entreprise sidérurgique.

André Antoine a dit vouloir prendre rapidement les dispositions sociales qui s'imposent et vouloir rencontrer la délégation syndicale. "La direction a beaucoup fait pour trouver un repreneur. On avait toujours de l'espoir mais nous avons été informés ce mercredi de la situation. Nous allons réagir socialement."

Le ministre wallon Jean-Marc Nollet (Ecolo) a abondé dans son sens : "Nous devons nous saisir du dossier."

Carsid : Marcourt disponible pour examiner toutes les pistes possibles de poursuite

Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Economie, sera très attentif à l'évolution de ce dossier au cours des prochaines semaines. Il reste à la disposition de la direction et des travailleurs pour examiner toutes les pistes possibles de poursuite d'une activité industrielle sur le site, ainsi que tout projet alternatif qui serait proposé, a-t-il indiqué mercredi.

Le Parlement wallon doit par ailleurs tenir, ce mercredi, un débat d'actualité consacré à ce sujet après l'heure des questions.

Carsid : le PS soutiendra les initiatives, le MR veut un front politique

Après l'annonce de la fermeture définitive du haut-fourneau carolo, le PS indique qu'il sera particulièrement attentif au suivi de la procédure Renault dans ce dossier. Il veillera en outre à soutenir toutes les initiatives favorisant une éventuelle reprise du site, la remise à l'emploi des travailleurs, la réhabilitation de la zone et l'émergence de projets industriels nouveaux, a déclaré son président, Thierry Giet.

Quant à Charles Michel, président du MR, il plaide, dans un communiqué, pour la constitution d'un front commun politique pour sauver la sidérurgie carolo : "Comme le font les syndicats, je demande que tous les partis politiques aux niveaux fédéral et régional travaillent ensemble pour apporter une réponse sociale aux milliers de travailleurs directement concernés. Face à cette tragédie sociale qui vient meurtrir la sidérurgie wallonne déjà fort ébranlée, nous devons nous mobiliser, tous ensemble, pour tenter de donner une réponse forte à ces groupes étrangers qui considèrent la Wallonie comme un pion sur l'échiquier mondial."

Olivier Chastel, ministre fédéral (MR) du Budget et élu de Charleroi, propose que le Comité de développement stratégique de Charleroi puisse se réunir en extrême urgence afin de prendre attitude et de coordonner l'indispensable réaction. Ce comité rassemble les chefs de file de tous les partis ainsi que des représentants des syndicats et du monde de l'entreprise. Olivier Chastel rappelle que le gouvernement wallon avait réservé une enveloppe de 200 millions d'euros pour le développement des activités sur le site de Carsid. Il demande que ce montant soit consacré au redéploiement économique après l'annonce de la fermeture de Carsid.

Trends.be, avec Belga

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