Business schools : Louvain rit, Vlerick pleure

29/09/10 à 14:04 - Mise à jour à 14:04

Source: Trends-Tendances

Cocorico : la Belgique inscrit deux écoles de commerce dans le Top 20 du Financial Times. La Louvain School of Management (19e, + 2 places) coiffe au poteau la Solvay Brussels School (20e, - 6 places).

Business schools : Louvain rit, Vlerick pleure

© Belga

Souvent décriés, les classements font pourtant la pluie et le beau temps dans le monde très compétitif des business schools. Une fois n'est pas coutume, la Belgique francophone peut pousser un cocorico mérité, puisqu'elle inscrit deux écoles dans les 20 premières du classement 2010 des meilleurs masters en management publié par le Financial Times.

La Louvain School of Management (LSM) arrive en effet 19e, en hausse de deux places, tandis que la Solvay Brussels School pointe au 20e rang, en recul de six places. L'Antwerp Management School reste, elle, bloquée au 27e rang du classement, tandis que la Vlerick School dégringole de 17 places et se classe 37e.

A la LSM, cette première place des écoles belges fait d'autant plus plaisir qu'elle a été acquise au détriment du grand rival Solvay. "Si nous étions dans une course cycliste, on pourrait dire qu'on les a battus d'un pneu !", plaisante Didier de Callataÿ, président de l'ex-IAG. Selon lui, ce bond en avant s'explique surtout par le côté très international de l'école, et notamment par son appartenance au prestigieux réseau Cems, ce qui n'est le cas d'aucune autre école de management en Belgique.

Du côté de Vlerick, en revanche, c'est la soupe à la grimace. Non seulement elle a perdu des plumes dans le classement du FT, mais elle a subi une déroute encore plus importante dans le ranking des "full-time MBA" de The Economist. En un an, elle y est passée de la 10e à la 47e place mondiale ! Un recul que l'école flamande attribue aux perspectives d'emploi plus mauvaises en Europe qu'aux Etats-Unis en 2009. Or, comme il s'agit d'un des critères importants de ce classement, cela l'a amenée à se faire dépasser par une série de business schools américaines.

Mathieu Van Overstraeten

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