Bruxelles: le petit commerce s'en est sorti mieux que prévu après les attentats

14/10/16 à 12:28 - Mise à jour à 12:27

Source: Belga

Les chiffres du nombre de faillites et de cessations d'activités entre janvier et août montrent que le commerce de détail et l'horeca bruxellois s'en sont mieux sortis que ce qu'on pouvait craindre après la menace terroriste et les attentats, selon des chiffres publiés vendredi par le syndicat neutre pour indépendants (SNI).

Bruxelles: le petit commerce s'en est sorti mieux que prévu après les attentats

© Getty Images/iStockphoto

"Nous sommes agréablement surpris", résume Christine Mattheeuws, la présidente du SNI, alors que Bruxelles n'a pas été épargnée ces derniers mois ("lockdown" fin novembre 2015, attentats du 22 mars, fermeture du tunnel Stéphanie).

le SNI avance des statistiques de Roularta Business Information selon lesquelles 165 commerces sont tombés en faillite à Bruxelles au cours des huit premiers mois, ce qui est le nombre le plus bas depuis 2012 (165); et 480 commerces ont cessé leurs activités, là aussi le nombre le plus bas depuis 2012 (444).

Le nombre de faillites et d'arrêts d'activités est respectivement inférieur de 22 et 11% par rapport à la même période de 2015.

De plus, le nombre de nouvelles entreprises (starters) a augmenté dans le même temps de 2%, à 576.

L'horeca à Bruxelles a lui aussi bien résisté, avec 254 faillites lors des huit premiers mois de 2016, ce qui est un nombre identique aux huit premiers mois de 2015, selon Graydon. Le SNI nuance toutefois dans la foulée car le nombre de faillites dans l'horeca bruxellois a accusé une forte augmentation en septembre.

Les mesures de soutien décidées par le fédéral (chômage temporaire pour force majeure, report ou une exonération des cotisations sociales, octroi plus simple de plan d'apurement pour les cotisations ONSS, répartition des paiements TVA) dans la foulée des attentats ont certainement aidé, souligne le SNI. Mais ces mesures prendront en principe fin à la fin de l'année. "Le pire reste donc malheureusement à venir", craint Christine Mattheeuws.

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