Brussels Airlines toujours bénéficiaire, mais...

15/03/18 à 14:40 - Mise à jour à 14:42

La filiale belge de Lufthansa a publié les chiffres pour 2017, avec une belle progression à 9,1 millions de passagers (+17,3%) mais avec un bénéfice net en recul, de 15 à 3,57 millions d'euros.

Brussels Airlines toujours bénéficiaire, mais...

© Belga

Pas de conférence de presse pour l'annonce des résultats 2017 de Brussels Airlines. Le CEO partant, Bernard Gustin, n'a, pour une fois, pas commenté la progression de la compagnie. Elle ne cède pas de terrain sur le marché belge, au contraire, en gagnant 1,4% de part de marché. Et continue à croître, en recrutant 645 nouveaux collaborateurs l'an dernier.

Rudement concurrencée par Ryanair et d'autres compagnies, Brussels Airlines continue donc à se développer. Mais son actionnaire, Lufthansa, qui a racheté 100% de la compagnie début 2017, avait décidé en février, malgré la progression, de se séparer de son CEO, Bernard Gustin, et du CFO, Jan De Raeymaeker. Ils quittent l'entreprise fin mars.

Le groupe Lufthansa reprochait officiellement les résultats déclinant de Brussels Airlines à ses dirigeants. Il est vrai que le bénéfice net s'est amaigri : 3,57 millions d'euros contre 15 millions d'euros en 2016, l'année de l'attentat qui a ravagé Brussels Airport. Et plus de 40 millions d'euros en 2015. Officieusement, c'est plutôt une forte divergence sur le futur de Brussels Airlines qui a opposé Bernard Gustin à Lufthansa, en particulier son intégration dans le pôle low cost du groupe allemand, Eurowings, et la stratégie de ce dernier.

Réduire suffisamment le coût par siège

La difficulté est de continuer à réduire suffisamment les coûts par siège dans le contexte de concurrence belge, plus rude qu'en Allemagne (la part de marché de Ryanair est de 29% en Belgique et de 9% en Allemagne). Le ticket moyen n'arrête pas de reculer. Cela se devine en comparant l'évolution du nombre de passagers (+17,3%) et celle du chiffre d'affaires de Brussels Airlines (+4,3%, de 1,271 à 1,326 milliard d'euros) entre 2016 et 2017. C'est à la nouvelle CEO, Christina Foerster, qu'incombera la tâche de régler ce problème. Dans un contexte encore flou d'intégration au sein du pôle Eurowings.

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