Bpost saisit la justice pour faire lever les piquets de grève

26/10/15 à 17:00 - Mise à jour à 17:21

Source: Belga

Bpost a saisi les tribunaux de première instance de Charleroi, Liège et Bruxelles afin d'obtenir la levée des piquets de grève qui paralysent depuis le milieu de la semaine passée les centres de tri. Elle a obtenu gain de cause, a affirmé une porte-parole de l'entreprise. Côté syndical, on affirme toutefois que, sur le terrain, le mouvement se poursuit "pour le moment".

Bpost saisit la justice pour faire lever les piquets de grève

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Bpost a saisi les tribunaux de première instance de Charleroi, Liège et Bruxelles afin d'obtenir la levée des piquets de grève qui paralysent depuis le milieu de la semaine passée les centres de tri. Elle a obtenu gain de cause, a affirmé une porte-parole de l'entreprise. Côté syndical, on affirme toutefois que, sur le terrain, le mouvement se poursuit "pour le moment".

Selon bpost, le centre de tri de Bruxelles X aurait été "libéré dans le calme" à la suite de l'intervention d'un huissier. Les décisions de justice vont également être transmises aux grévistes de Liège et de Charleroi.

"La situation était devenue ingérable. Nous devions prendre nos responsabilités", a poursuivi la porte-parole selon qui "quelques militants prenaient en otage toute l'entreprise".

Côté syndical, on confirme que les piquets de Bruxelles X et de Charleroi X ont bien reçu la visite d'un huissier accompagné de policiers, Liège étant toujours dans l'attente. "L'huissier est censé constater les infractions éventuelles, comme le blocage des camions. Mais depuis plusieurs jours, les piquets laissent passer les camions transportant des colis et les journaux sont distribués. Pour le reste, l'entreprise, même via la justice, ne peut pas empêcher les gens de faire grève", a commenté André Blaise (CSC-Transcom) en regrettant "l'attitude de bpost qui appelle au dialogue tout en saisissant la justice".

Le personnel de l'entreprise mène des actions de grève depuis la nuit de mercredi à jeudi pour protester contre le plan MSO qui prévoit entre autres que le travail du samedi soit assimilé à un travail de semaine, entraînant la suppression des deux heures de compensation accordées aux salariés pour le travail de week-end et leur remplacement par une prime nette annuelle de 240 euros.

Le personnel des centres de tri dénonce aussi la modification future de l'article 29 de la loi de 1991 sur les entreprises publiques mentionnant que le recrutement de statutaires au sein de ces dernières est la règle.

Le plan MSO devrait être avalisé jeudi au cours d'une commission paritaire.

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