Bosch Tirlemont va supprimer plus de 400 emplois

26/06/14 à 17:11 - Mise à jour à 17:11

Source: Trends-Tendances

Bosch Tirlemont, qui développe et produit des essuie-glaces et bras d'essuie-glaces, a annoncé jeudi après-midi lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire la suppression de 410 emplois d'ici à 2020.

Bosch Tirlemont va supprimer plus de 400 emplois

© Belga

La restructuration concerne 280 ouvriers et 130 employés, ont annoncé les syndicats. La direction évoque une "concurrence croissante" et une "production soumise à de fortes tensions sur les prix".

"Afin de rétablir la compétitivité des produits de Bosch à Tirlemont, nous devons rendre notre production plus économique. Nous pourrons y parvenir en optimisant nos flux de production et en renforçant l'automatisation et la flexibilité", explique dans un communiqué Adam Willmott, plant manager de Bosch à Tirlemont.

La production des essuie-glaces conventionnels n'est plus compétitive à Tirlemont, raison pour laquelle elle sera graduellement arrêtée, explique Bosch. Les mesures visant à rétablir la compétitivité auront "pour conséquence de remettre en question environ 400 emplois d'ici à la fin de 2020. Notre objectif est toutefois de réduire ce chiffre autant que possible."

Depuis le début de 2012, Bosch a investi environ 13 millions d'euros dans l'usine de Tirlemont, rappelle l'entreprise. Bosch prévoit de faire des investissements supplémentaires dans les lignes d'assemblage de la nouvelle génération d'essuie-glaces, dans la production de la génération actuelle de bras d'essuie-glaces et dans l'amélioration du processus d'extrusion du caoutchouc, assure-t-on.

Actuellement, 1.060 personnes travaillent sur le site, dont environ 800 ouvriers.

La production à l'arrêt jusque lundi matin

La production est à l'arrêt jusque lundi matin à 6h. Un nouveau contact entre direction et syndicats aura lieu ce jour-là. L'équipe de l'après-midi avait déjà débrayé pour 24 heures mercredi, après l'annonce de l'organisation d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

"Les travailleurs sont dévastés", explique Georges Jacquemin du syndicat chrétien. "L'entreprise emploie en outre de nombreux couples. L'étalement de la restructuration sur six ans adoucit cependant quelque peu la situation et donne davantage de chances à une reprise du travail."

Selon le syndicaliste, quelque 90 contrats intérimaires et temporaires disparaîtront en plus d'ici la fin de l'année.

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