Bientôt un "tax shelter" pour les arts de la scène?

07/06/13 à 09:24 - Mise à jour à 09:24

Source: Trends-Tendances

Lancé par le gouvernement il y a 10 ans déjà, le système du tax shelter a fait ses preuves en permettant de lever plus de 800 millions d'euros au profit du cinéma belge et de redynamiser ainsi tout un secteur jadis moribond.

Bientôt un "tax shelter" pour les arts de la scène?

© Image Globe

Concrètement, cet incitant permet aux entreprises (non actives dans le secteur audiovisuel) d'investir de l'argent dans la production cinématographique en échange d'un avantage fiscal -- une exonération de leurs bénéfices imposables à concurrence de 150 % des sommes effectivement versées -- et d'un rendement garanti à hauteur de 3,5 %.

Vu son impressionnant succès, certains estiment qu'il est nécessaire d'élargir le mécanisme financier à d'autres secteurs culturels en difficulté. C'est le cas du député fédéral MR Olivier Destrebecq, membre de la commission des Finances au Parlement, qui a déposé une proposition de loi pour étendre le tax shelter aux arts de la scène. "Avec la crise, les possibilités de subventions des pouvoirs publics se réduisent et il est de plus en plus difficile, pour les théâtres et les opéras, d'assurer la production de leurs spectacles de manière correcte, constate Olivier Destrebecq. Le système du tax shelter étendu aux oeuvres scéniques et théâtrales pourrait donc pallier ce problème en permettant aux entreprises privées d'y investir en échange d'un avantage fiscal."

Confiant de recevoir bientôt le soutien de tous les partis de la majorité, le député MR espère que sa proposition de loi sera discutée en commission des Finances dans quelques semaines, avant d'être votée par le Parlement à l'horizon 2014.

Ce qui permettrait aux représentants des arts de la scène, et à La Monnaie en particulier, de trouver de nouvelles pistes de financement pour résoudre leur casse-tête budgétaire. D'autant plus que l'opéra bruxellois sera bientôt confronté à un autre défi financier de taille : la rénovation de la scène, des ateliers et des salles de répétition, dont la facture se chiffre à 25 millions d'euros et qui ne pourra être entièrement prise en charge par Beliris et la Régie des Bâtiments, propriétaire des lieux.

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