Belgacom: Michel Moll n'a pas violé les règles dans le cadre de sa consultance chez Huawei

08/10/13 à 09:50 - Mise à jour à 09:50

Source: Trends-Tendances

Michel Moll, ancien président de Belgacom, n'a pas violé les règles en signant et en ne communiquant pas un contrat de consultance chez Huawei, estime lundi le conseil d'administration de Belgacom.

Belgacom: Michel Moll n'a pas violé les règles dans le cadre de sa consultance chez Huawei

© Reuters

Le conseil d'administration estime également "qu'il n'y a pas d'indication que la société aurait subi des dommages ou que les intérêts de la société auraient été mis en jeu". Michel Moll, le président ad interim du conseil d'administration de Belgacom et qui était par ailleurs conseiller stratégique pour la société chinoise Huawei, soupçonnée d'espionnage, exerce différents mandats qui pourraient créer de potentiels conflits d'intérêts, avait révélé l'hebdomadaire Marianne.

"Le conseil d'administration insiste sur le fait que le respect des règles de bonne gouvernance reste de la responsabilité individuelle de chaque membre du conseil. Dans les prochains mois, le conseil d'administration examinera la manière de renforcer encore plus celles-ci. Le conseil d'administration proposera un dialogue avec l'ensemble des actionnaires sur cette question", ajoute Belgacom.

Le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille déclare avoir pris connaissance "qu'au cours de sa réunion de ce lundi, le conseil d'administration de Belgacom avait examiné l'étude juridique visant à s'assurer que les activités de M. Moll au sein de Huawei ne contreviennent pas aux dispositions prévues dans la loi de 1991 relative aux entreprises publiques, à celles du Code des sociétés ainsi qu'aux règles de bonne gouvernance internes à Belgacom". "Selon cette étude, le rôle de consultant stratégique de M. Moll auprès de l'entreprise Huawei ne semble pas contrevenir à la loi", commente-t-il.

Jean-Pascal Labille note néanmoins qu'un problème de gouvernance demeure. Il annonce vouloir renforcer de manière générale la bonne gouvernance "sans délai". Il entend clarifier la nature et la portée des incompatibilités par le biais d'une révision des règles édictées dans la loi de 1991.

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