BASF vend ses engrais : rentables, mais...

01/03/11 à 13:33 - Mise à jour à 13:33

Source: Trends-Tendances

Rentable mais trop éloignée de son coeur de métier, BASF met en vitrine sa division engrais, à la grande surprise des syndicats. Cette décision concerne 331 emplois à Anvers.

BASF vend ses engrais : rentables, mais...

BASF compte vendre la majeure partie de ses activités engrais, annonce mardi la société dans un communiqué. Cela concerne les usines d'Anvers et la participation de 50 % de BASF dans la joint-venture PEC-Rhin à Ottmarsheim, en France.

Les activités engrais de la société ont une capacité annuelle totale de près de 2,5 millions de tonnes. Elles représentent moins de 1 % du chiffre d'affaires total du groupe. "Nos activités engrais sont rentables mais ne se situent pas au coeur de nos activités stratégiques", a déclaré Andreas Kreimeyer, membre du directoire de BASF SE et responsable du segment Chemicals.

BASF compte finaliser la transaction au premier trimestre de 2012. A Anvers, la vente inclut la ligne de production d'engrais AN/ANC (ammonitrate, ammonitrate calcique), d'engrais Nitrophoska et d'acide nitrophosphorique, ainsi que trois lignes de production d'acide nitrique liées à la production d'engrais.

Dans un premier temps, il est prévu de regrouper les activités dans une filiale à 100 % de BASF. Les employés, au nombre de 331, seront repris par la nouvelle structure, puis par le futur acheteur. "Tous les employés maintiendront toutes leurs conditions de salaire", assure-t-on.

BASF : le syndicat socialiste "très surpris" par les intentions de la direction

Le syndicat socialiste FGTB (ABVV) se dit "très surpris" par les intentions de BASF de vendre la majeure partie de ses activité engrais. "Nous allons tenter de garantir la situation des travailleurs", indique-t-on. La vente des activités a été annoncée mardi lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

"Nous sommes surpris et déçus par cette annonce, indique le syndicat. BASF dispose d'un nom et d'un rayonnement qui offrent des garanties aux travailleurs. Nous allons tenter d'assurer le respect des obligations légales qui prévoient le maintien du salaire et des conditions de travail lors d'un rachat."

Le syndicat socialiste voit dans cette annonce un parallèle avec les activités plastiques de BASF : "Celles-ci ont été vendues voici quatre ans avant d'être incluses l'année passée dans une joint-venture avec Ineos. Même si un bon accord est conclu, il y a toujours une part d'incertitude."

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires