"Au New York Times, on ne voit pas le Net tuer le papier"

29/11/13 à 11:47 - Mise à jour à 11:47

Source: Trends-Tendances

Le patron du New York Times ne craint pas la révolution numérique. S'il est chargé d'adapter le groupe à cette révolution, il n'entrevoit pas la mort du papier. Et se montre confiant quant à l'avenir du groupe, qui possède notamment un bon potentiel de développement à l'international.

"Au New York Times, on ne voit pas le Net tuer le papier"

© REUTERS

Depuis son arrivée à la tête du groupe New York Times en novembre 2012, Mark Thompson est chargé d'en accélérer la transformation vers le numérique, ainsi que son extension dans le monde. Il a récemment rebaptisé l'International Herald Tribune, édition internationale du New York Times, en International New York Times. Ancien patron de la BBC, Mark Thompson a été l'architecte du succès du groupe, devenu une référence en numérique.

Internet est en plein boom ; le papier en déclin. Pouvez-vous imaginer qu'un jour le "New York Times" ne sera plus imprimé ?

Notre journal est profitable et nous n'avons aucun plan consistant à arrêter de l'imprimer. Pourquoi faudrait-il opposer Web et papier ? Aux Etats-Unis, les trois quarts de nos abonnés au journal papier vont aussi consulter notre site Internet. Le numérique se développe mais il ne va pas tuer le papier. Il y aura toujours des gens dans le monde qui aimeront lire les journaux dans leur version imprimée. On peut lire le journal papier le matin à la maison, le consulter sur son mobile dans les transports et, une fois arrivé au bureau, le lire sur ordinateur, avant de revenir sur la version papier. On accompagne le lecteur toute la journée. Je sais que beaucoup parlent de la disparition des journaux papier, mais, pour l'instant, je n'en vois pas la preuve.

Propos recueillis par FABIENNE SCHMITT, NICOLAS BARRÉ ET DAVID BARROUX (LES ECHOS)

Retrouvez l'interview intégrale dans le magazine Trends-Tendances de cette semaine.

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