ArcelorMittal : les syndicats libèrent la direction liégeoise

04/10/11 à 15:00 - Mise à jour à 15:00

Source: Trends-Tendances

"ArcelorMittal reconnaît le droit de grève mais les moyens utilisés dans ce cas sont entièrement hors normes et inacceptables", a dénoncé le géant de l'acier. Suite à l'intervention de la police fédérale, les syndicats ont libéré la direction liégeoise. Mais le conflit n'est pas terminé.

ArcelorMittal : les syndicats libèrent la direction liégeoise

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La direction du géant sidérurgique ArcelorMittal a dénoncé mardi "la privation de liberté dont la direction d'ArcelorMittal Liège fait l'objet" depuis lundi. Dans un communiqué, le groupe sidérurgique fait part de "son inquiétude quant à l'urgence de la situation et quant à l'image donnée des relations sociales à Liège"

"ArcelorMittal reconnaît le droit de grève, mais les moyens utilisés dans ce cas sont entièrement hors normes et inacceptables", poursuit-il. Le géant de l'acier dit rester ouvert au dialogue social mais affirme ne pas pouvoir continuer les négociations avec les syndicats tant que des personnes sont privées de liberté.

Des travailleurs d'ArcelorMittal Liège occupent des locaux du Centre Acier, siège du sidérurgiste à Flémalle, où plusieurs membres de la direction sont séquestrés depuis lundi. Les syndicats entendent ainsi protester contre l'échec des négociations sociales, lundi, à l'issue d'une réunion qualifiée de "la dernière chance".

Syndicats et direction n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le maintien des rémunérations en cas de chômage économique et sur le maintien d'un nombre suffisant de travailleurs temporaires au sein de l'entreprise.

[UPDATE] La direction liégeoise d'ArcelorMittal est "libérée"

Les organisations syndicales d'ArcelorMittal à Liège ont finalement décidé de laisser sortir les six membres de la direction du Centre Acier de Flémalle où des piquets de travailleurs les confinaient depuis lundi midi.

Selon les syndicats, la direction a fait venir la police fédérale ce matin et celle-ci a dressé un PV. "On veut éviter aux travailleurs d'éventuelles poursuites judiciaires, alors on les laisse sortir, souligne David Camerini pour la CSC-Metea, qui ironise. En tout cas, plaignons ces pauvres petites victimes qui ne savent pas gérer leur boîte et tapent des centaines de travailleurs dehors !"

Ceci ne met cependant pas fin au conflit, l'ensemble des sites du sidérurgiste à Liège étant toujours en grève. "Quand on les aura laissé sortir, on espère qu'on pourra reprendre des discussions, souligne Robert Rouzeeuw à la FGTB. Mais il faudra sans doute que ce soit à un niveau plus élevé que la direction locale, puisque celle-ci avoue elle-même qu'elle n'a pas de pouvoir de décision."

Des délégations de travailleurs ont par ailleurs rencontré ce matin, pour "leur expliquer la situation", le parti Ecolo à Namur, puis les quatre bourgmestres PS dont les communes accueillent des sites ArcelorMittal : Willy Demeyer (Liège), Alain Mathot (Seraing), Mauro Lenzini (Oupeye) et Isabelle Simonis (Flémalle). Pour le cdH, Benoit Lutgen et Marie-Dominique Simonet seront vus ce soir et Didier Reynders (MR) vendredi.

Trends.be, avec Belga

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